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Notes perso sur le Zohar

 
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Arlito
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MessagePosté le: Mer 11 Nov - 00:37 (2009)    Sujet du message: Notes perso sur le Zohar Répondre en citant

Le Zohar

Prendre la citation en avant-propos.

[1a] La Rose est la communauté d’Israël (Cant. II,12).
Rabbi Ezéchias établit une analogie entre la Rose, qui est rouge et blanche, et Israël (Rigueur et Tendresse). Idem 13  pétales/13 mesures de tendresse (Ex.XXXIV,6).
Genèse I,1-I,2 : Elohim émit treize mots pour ceindre la communauté d’Israël. La deuxième occurence d’ « Elohim » ouvre cinq feuilles résistantes, appelées aussi « délivrances ». Ce sont 5 brèches (Ps. CXVI,13). On parle d’une coupe de bénédiction, qui est la coupe de Kidouch (sanctification des sabbats et des jours fériés) qui doit reposer sur 5 doigts et pas d’avantages.
La troisième occurence du mot « Elohim » crée une Lumière qui est mise à part, se fond dans l’alliance et pénètre la Rose pour l’ensemencer (Gen.I,12).
C’est la forme de l’alliance qui fait cette semence lors de 42 copulations. Le Nom est semé dans les 42 lettres de l’œuvre du commencement
Rabbi Siméon commente le Cantique (II,12). Les « bourgeons » sont l’œuvre du commencement, qui a lieu le troisième jour.
Le quatrième jour est appelé « le Temps du chant ». C’est l’époque du chant des despotes (jeu de mots mé(o)rot : luminaires, et marout, tyranie).
Le cinquième jour, il y a la voix de la Tourterlle.
Cette voix est écoutée le sixième jour [1b]. Il est dit que l’homme est prédestiné à faire précéder l’écoute par l’acte (Ex.XXIV,7).
« Notre Terre », c’est le jour du Sabbat. Ici est le paradigme de la terre et de la vie.
Les bourgeons sont les Patriarches. Ils intègrent le monde à venir, puis ils le quittent, pour se cacher dans des prophéties de vérité. Ils se sont abrités dans Joseph quand il est né. Ils se révèlent en terre d’Israël quand l’arc-en-ciel se dévoile au monde.
Le temps du chant=zamir, c’est le temps d’élaguer (zamer) la Terre des Ignobles. Pourquoi les Ignobles sont-ils sauvegardés ? Parce que les Patriarches sont là. S’ils n’étaient pas, les Ignobles quittent le monde qui ne peut plus subsister. Le monde subsiste grâce aux enfants qui étudient la Torah (Ex.XXV,18).
Rabbi Eléazar, Es.XL,26. Où tourner les yeux ? Vers l’ouvreur des yeux, qui est l’Occulté, l’Ancien [prendre note 4 p. 30 et 8 p. 31-32].
Qui (« a créé Cela »)= Mi. C’est la limite supérieure du Ciel qui est l’objet de question enclos et indévoilable. Au-dessus de cette limite, il n’y a plus de question.
L’autre limite, c’est le Mah (Quoi).
L’homme, enfermé dans le Mi, cherche à connaître, étape par étape, l’ultime étape, et il atteint le Mah (Lam. II,13 ; Deut.XXX,19 ; Lam.II,15 ; Ps CXXII,3 ; Lam. XV,13).
Jacob fuit d’une limite à l’autre (prendre note 1p 33).
C’est pourquoi « Qui créa Cela », « Cela » étant contenu dans le Quoi. « Cela », c’est ce qui est révélé, d’après Rabbi Siméon qui demande à Eléazar de se taire.
Les astres sont créés par le Quoi (Ps XXXIII,6).
« Cela », ce qui est révélé, est le secret divulgué à Siméon par Elie au bord de la mer. Que signifie « Qui a créé Cela » ? Réponse : les Cieux.
Elie explique la parole enclose révélée par le Saint dans l’Ecole d’En-Haut. Quand l’enfermement des enfermements voulu se dévoiler, Il fit un point, qui est la Pensée. Elle contient toutes les figures et tous les signes. Ensuite, dans la Sainte Flamme enclose, il tailla le signe d’une figure enclose, ce qui signifie que le Saint des Saints est issu du cœur de la Pensée ; il [où la Pensée ?] est appelé le Qui : il est existant et inexistant, il est enfoui dans le Nom.
Il se revêt d’un manteau précieux et rayonnant pour Créer Cela (eleh) ; Cela accède au Nom. Les lettres du Mi s’unissent à eleh, ce qui nous donne Elohim. Avant la création de « Cela », il n’y avait pas d’accès au nom d’Elohim. Le nom n’est jamais dissocié et le monde perdure en cette inutilité. Et sur ce, Elie s’envole.
Siméon continu : le Ciel et ses Armées sont créés par le Quoi (Ps VIII,4 et 2). La majesté prend le nom d’Elohim parce qu’il [ou elle ?] crée une lumière à sa lumière. C’est pourquoi l’Elohim du Bereshit est l’Elohim d’En –Haut, le Qui.
Le Quoi se fait dans les lettres eleh qui se déversent dans l’En-Bas, quand la Mère prète ses vêtements à sa Fille, c’est-à-dire au moment où tous les hommes se présentent devant Elle [la Mère ?] (Ex. XXIII,17).
La Fille c’est le Souverain (Jos III,11). Le h sort du Mah et est remplacé par y (Yod, le Père), ce qui donne Mi. La Fille met des vêtements masculins pour s’accorder avec les hommes d’Israël. Israël prend les lettres d’En-Haut et les fait descendre jusqu’à la « Maison d’Elohim » pour qu’Elohim (la Mère !) aie l’aspect de la Fille (Ps XLII,5).
(Es XL,26). Il faut distinguer deux degrés : le quoi est inférieur au Qui. Qui, c’est « celui qui fait sortir ». Mais « celui qui fait sortir le pain de la terre », c’est le Quoi, faisant un avec le précédent.
« En nombre », ce sont 600 000 guerriers qui produisent d’autres guerriers. « Ensemble, Il les appelle par le Nom » (idem). Ce n’est pas leur mais son nom, c’est-à-dire Elohim. Il les faits sortir dans leur forme parfaite par la force qu’est ce nom.
Ex XXI,2 : « J’ai rappelé mon Nom pour que Betsabel existât pleinement ». Chaque fois qu’Israël est décimé, il y a un dénombrement : jamais un ne manque parmi les 600 000, ni dans l’En-Haut, ni dans l’En-Bas.

Rabbi Amnouna : les premiers mots de la Genèse font BBAA [en notarikon]. Quand le Saint voulu créer le Monde, les lettres étaient encloses. Il joue avec pendant les 2000 mondes qui ont précédé la Création. Au moment de créer, les lettres se présentent devant Dieu. [rechoper l’histoire de l’alphabet]. Il n’y a d’unification que dans le aleph.
Ensuite, le Saint façonne les grandes lettres d’En-Haut et les petites lettres d’En-Bas. D’ù BbAa.
« Au commencement » signifie avec sagesse. La sagesse permet d’accéder au cœur.
Tout nait des 6 horizons de l’En-Haut gravés dans ce cœur. 6 sources, 6 fleuves débouche sur la grande mer.
Rabbi Yodaï. Béréhit : Il créa les Six (bara chit). Qui ? L’Inaccessible et l’Inconnaissable.
Rabbi Hiya à Rabbi Yossi : la Torah n’accepte que les 6 jours suprêmes.
Autre secret du Commencement : le Saint a mis un signe dans un terme ponctué d’un point fixe, comme si cela cachait tout avec une clef. Cette clef enferme un Palais qui contient tout, mais c’est une clef essentielle (elle ouvre et ferme).
50 Portes interdisent l’accès [prendre note 1 p 41]. 49 Portes se répartissent sur 4 côtés. La 50ème est Inaccessible (En Haut ? En Bas ?).
Béréchit : c’est la clef qui enferme tout, qui ouvre et qui ferme. Elle contrôle six portes. Elle révèle 6 et enferme « créer ». C’est un mot dévoilé fondu avec le monde enclos. Bara (créer) est inacessible, il ferme et n’ouvre pas.
Rabbi Yossi : tant que le monde est clos par bara, le Tohu recouvre tout. Ce n’est que quand Abraham vint que la clé pu ouvrir et faire des engendrements (Gen. II,4). Béhibaram :quand ils furent créés. Behabraham : avec Abraham. Le monde est enclos dans bara. Les lettres se retournent pour féconder une colonne génératrice, « Membre » (abar), le fondement du Monde. Quand abar fut inscrit par bara, l’Enfermement trace le Qui et « créa Cela ». Et c’est Quoi qui fait sortir abar de bara. Quoi est désigné par Cela et par Membre. Quand un évènement arrive à Cela, il arrive nécessairement au Membre. Pour le Membre, Le Saint Enfermement a gravé hé, pour Cela, il a gravé yod. Incitées à parachever les mots, les lettres font surgir le mem : eleh+yod+mem : Elohim. Abar+hé+mem = Abraham. [ prendre note 1 p42]. Dès que le nom d’Abraham fut constitué, il en fut de même pour le nom du Saint. Gen II,4 : engendrement en suspens jusqu’à la création du nom d’Abraham.
Ensuite, Rabbi Hiya trip sur la poussière et Rabbi Siméon. Il jeûne deux fois 40 jours. Siméon et Eléazar lui apparaissent. Ils s’entretiennent sur Gen II,4. Apparaissent alors des êtres éminents aux ailes immenses sur lesquels ils vont dans l’Ecole d’En-Haut [prendre note 4 p 43]. Les êtres attendent sur le seuil. Siméon et Eléazar reviennent plus rayonnant que le Soleil.
Siméon invite Hiya à entrer et voir comment le Saint récompense les Justes. Hiya entre et voit tous les « Piliers » se lever. Il est si confus qu’il retourne aux pieds de Siméon.
Une voix dit : « Baisse les yeux, ne regarde pas ». Il voit une lumière lointaine. La voix resurgit : « Etres d’En-Haut, regardez ! Etres d’En-Bas, enfermez dans le Sommeil, réveillez-vous. Certains ont converti l’obscure en lumière. D’autres ont attendu chaque jour la lumière qui ne viendra que quand le Roi visitera la biche (communauté d’Israël) et prendra le nom de Roi des rois du Monde. Ceux qui ne la guettent pas tous les jours n’ont rien à faire ici ». Plusieurs compagnons s’assemblent autour des piliers. Certains montent, d’autres descendent.
Ensuite, Hiya voit le Chef des Etres Ailés (litt. « Le maître des Ailes »), qui lui fait des révélations sur le Roi. Il visite la biche chaque jour et voit qu’elle est dans la poussière ; alors il frappe les 390 espaces qui tremblent [4b]. Il pleure des larmes brûlantes qui tombent dans la grande mer. Les larmes font dresser le Prince de la mer devenu affermi. Il s’engage à engloutir les Eaux du commencement et à les rassembler en son sein quand tous les peuples se lèveront contre le peuple saint.
Ensuite, une voix annonce que le Roi se rend à l’Ecole de Siméon. Il va dans toutes les écoles et pose son sceau sur l’enseignement. Le Messie dit à Siméon qu’il soit heureux ; l’enseignement se fait sous 370 lumières subdivisées en 613 arguments qui montent et plongent dans le fleuve de pur balsam. Le Saint lui-même appose son sceau sur l’Ecole de Siméon, comme pour Ezéchias, roi de Judée, et Ahya le Silonite.
Le Roi ne vient pour apposer son sceau, parce que le chef des êtres ailés doit venir de l’Ecole. Siméon lui relate [au roi] le sermon qu’avait fait le chef. Le messie en tremble et crie, les espaces frémissent, les océans vacillent. Le Léviathan fut ébranlé et le monde cru être renversé.
Ensuite, Il voit Hiya et s’esclaffe. Siméon lui dit que c’est un lumière de la Torah. Le Messie ordonne à Hiya et ses fils de rentrer dans l’école. Siméon demande un délai. Le Roi accepte. Hiya sort en tremblant et en pleurant.

Rabbi Siméon explique Berechit par Es. LI,16. Dès qu’une parole de la Torah est renouvelée dans la bouche de l’homme, elle s’élève et comparait devant le Saint, qui lui donne un baiser et la pare de 70 couronnes (note :il y a 70 visages de la Torah). Quand elle atteind le champs de la sagesse, elle monte et se pose sur la tête du Juste vivant des Mondes (littéralement le vivifiant des Mondes). Ensuite, elle traverse 70 000 Mondes et va jusqu’au Passeur des Jours (Cf p31 note 8 et Dan VII,9). Ses paroles sont sagesses, secrets suprêmes et inaccessibles. La parole ésotérique d’ici-bas monte jusqu’à lui, et par les mouvements de ses paroles, accède aux 18 Mondes cachés (Es LXIV,3). Elle repart et arrive parfaite devant le Passeur des Jours qui la ceint de 370 000 couronnes. Elle s’envole encore puis redescend et devient un espace. Chaque parole de sagesse fait de même. Elles sont appelées par le Passeur « cieux nouveaux » c’est-à-dire « renouvelés ».
Les autres nouvelles paroles de la Torah montent jusqu’au Saint [5a]. Elles deviennent « Terres de Vivants », redescendent, s’abritent dans la terre qui se renouvelle. (Es. LXVI,22) : il n’est pas écrit « J’ai fait » mais « je fais », car il façonne sans cesse les nouvelles paroles et secrets. Es. LI,16 : il ne s’agit pas du ciel mais d’un ciel.
Rabbi Eléazar : « Je t’ai couvert de l’ombre de ma main ». Qu’est-ce que ça signifie ? Siméon explique : quand la Torah fut donnée à Moïse, des milliers d’anges d’En-Haut se sont précipités pour le consumer avec les flammes de leurs bouches, mais le Saint l’abrita (cf Matan Torah).
Quand la parole monte, le Saint la protège et abrite l’homme qui l’a proférée, pour que les anges ne savent pas et ne la jalousent pas, et ce jusqu’à ce qu’elle devienne un nouveau ciel et une nouvelle terre. Du coup, toute parole ésotérique peut être un projet suprême à condition d’être couverte de l’ombre de la main.
« Et pour dire à Sion : tu es mon peuple », les paroles marquantes (tsioun) ne sont pas « Mon peuple » (Aïami) mais « Avec Moi » (Aiïmi). Lien avec Ps XXXIII,6.
Quand un ignorant invente des paroles sans connaître leur fondement, les paroles s’élèvent mais c’est l’être de désordre (Prov. XVI,28) qui vient à leur rencontre. Il vient du Grand Abîme et fait un bond de 500 parasanges. Il les prend et repart avec elles dans l’Abîme. La parole devient alors un espace appelé Tohu. Ensuite, l’être de désordre traverse 6000 parasanges. Quand l’espace est constitué, surgit la « femme de débauche » (Os I,2). Tant qu’elle est dans cet espace, elle peut traverser l’univers en un instant.
Es. V,18. « Avanie » (avon) est au masculin. « Faute » (heth) est au féminin. La faute se renforce pour un vol meurtrier contre les fils de l’homme. Prov.VII,26. Le responsable de cette faute, c’est le mauvais élève.
Siméon continue : le Saint a créé le Monde par la Torah (Prov.VIII,30). Il l’a scrutée 4 fois avant de la prononcer. Job XXVIII,27-28. Il y a quatre instances : regarder, reciter, poser, creuser. Avant de faire naître l’œuvre, Il introduit 4 mots (Gen I,1) qui correspondent aux quatre regards que le Saint jeta sur la Torah.
Eléazar, avec Aba, rend visite à Yossi [5b]. Lev.XIX,30. Le Saint créa le Monde en 6 jours. Dans chacun est dévoilé une part de son œuvre. Mais les trois premiers jours restèrent enclos et invoilés jusqu’à ce que vienne le 4ème. En effet, bien que le Feu, l’Eau et le Souffle soient les fondements essentiels, ils restaient suspendus jusqu’à ce que la Terre vint les dévoiler.
Objection : ça se passe dans le troisième. Contre objection : c’est dans le troisième, qui déborde dans le quatrième. Avec le 4ème jour, le Saint dévoila son œuvre en produisant l’ouvrier qui façonna tous les jours. Les 3 premiers jours et les 3 suivants dépendent du jour du Sabbat. Pourquoi « mes Sabbats ». Parce qu’il y a la veille et le jour même.
« Et vous craindrez mon sanctuaire » (Lev.XIX,30). Il s’agit de la Sainteté conféré au Sabbat depuis l’En-Haut ; c’est la Sainteté de YHVH (Es.LVIII,13).
L’homme qui marche derrière les rabbis avec des bêtes leur pose un problème. Si la Sainteté qui procède de l’En-Haut est « glorifiée », le Sabbat n’est pas à glorifier. Or il est écrit le contraire (Idem). Eléazar et Aba le laisse parler. Il reprend « mes Sabbats ». (p.50, [5b]).
****

Zohar (Vol.1)
Sur Léviathan/Samaël/Lilith/Circoncision : p.84-85 note 1.
Ange de la vie, ange de la Mort : Gen I,31 (p.89)
Sur le mal (14ème commendenment ? ? ?) :p.90.
Lilith/Asimon : p.91.
Berechit 1
Visage de l’Abîme, trip Isaac Esaü p.98. Sur le secret de la gauche : p.102. Sur le Serpent et 7 noms de la Géhenne :p.106. Sur Michaël, Gabriel et Raphaël, p.108. Sur Michaël et les Chérubins, p.110. Sur l’écorce, p.113. Sur Métatron, p.120.
Tiqoune ha-Zohar
Sur Atzilout, p.127. Samaël/serpent, p.130. Sur Aza et Azael, p.131. Sur les anges destructeurs, Samaël (=serpent), p.133. Sur les 7 engeances, p.135. Sur Henoch/Metatron, p.137. Sur le Grand Mélange : Néfilim (Déchus), Guiborim (Héros), Anakim (Géants), Refaïm (ombres), Amalékim, p.143-144. Sur Nouriel/Netzach/Jambe Droite, Raphaël/Hod/Jambe gauche, Gabriel/Geburah/Bras Gauche, Michaël/Hesod/bras droit, p.150 plus note 2 (Pardes). Sur Metatron, p.152-153. Bâton de Moïse=Metatron (bâton : mahe). Sur le Destructeur, Lilith, p.156. p.162 : Chamah=dévastation. Sur les différents mélanges/Samaël, p.163).
Berechit 2
Sur les eaux/animaux des champs,p.167. Sur les 3 Elohim, p.178. Sur Lilith, p.188. Sur les êtres des eaux, Léviathan et sa compagne, p.191. Sur Lilith, première femme, p.193-194. Sur Samaël chevauchant le Serpent, Af, meurte, rigueur, Samaël p.198 (essence, satan). Trip p.204. Sur Hénoch p.206.
Traité des Palais
Sur les différentes résidences de la Terre et Géhenne, p.216. Sur le Palais, p.220. Sur le Serpent Cosmique, p.233 (arqia).p.245-246. P.250-251. Sur la femme p.255. Sur Baal et Acherot : p256. Sur l’Abîme, les eaux et la lumière, p.266-267. Sur les Taninim (Gen.I,21), p.268. Sur les flammes du glaive tournoyant, p.274. Sur la souillure, Caïn et Eve, p.277. [prendre note 2 p.280]. Sur Naama/Lilith, p.281. Prendre p.282. Sur Raphaël, p.284. Sur Enoch, p.286. Sur le mal, p.288. Prendre p.295 à 298.
Noah
Sur les Fils d’Adam, p.310. Prendre p.318 à 322. Sur le serpent et la lune, p.326. Sur Behema, Azazel. Sur le Déluge et l’Ange Exterminateur, p.336. Sur la Maison, l’Arche et la Gourde, p.343, +note 1. Prendre p.346. Sur l’Exterminateur, p.347-349. Sur les Anges, p.350-352. Prendre p.357, bas de page.Prendre p.362. Sur Cham, p.368-371. Sur Nemrod, p.373. Prendre p.377+note 1. Sur la construction, les anges et le mauvais côté, p.378. sur la vallée, p.379. Prendre p.382-383.
Lekh Lekha
Prendre p.388-389. Sur Nemrod, p.395. Sur le serpent/Haran, p.396. Sur le Nom de 72 lettres, p.400 (Ex XXXIV,6).Prendre p.402+403 :79b (Lot=Serpent). Prendre p.405. Sur Michaël, p.406. p.448, note sur Metatron (Deut. XXVI,4). Perndre p.473, note 1. Prendre p.487-488 (Azariel). Sur les Arelim, les Achmalim...p.490-492.
Midrach ha-Neelam
Sur les Anges, p.517. Sur les Maziqim, p.543-544. Sur les 4 vents, p.559-561. Prendre p.607-609. Sur les Nefilim, p.615-616. Sur Michaël/Samaël, p.643-644. Sur Michaël, p.652. Sur Arsiel, Prince de la Géhenne, p.653. Sur la Géhenne/7 portes, « L’Autre côté »=Sitré Aher, p.654.

***

Volume 2
Sur les Tefilin, p.49. Anges p.51 note 63-p.55 (+ Ange de la Mort). Sur les hayot, p.58+Michaël p.59.prendre p.60-62. p.61 : sur l’Autre côté, la Géhenne. P.63-64 : ange/Abraham.p.65 : nourriture des Anges. p.70 : Douma. p.77 pour Métivier (Isaac=il rira). P.78 sur l’Exterminateur et la nourriture. p.82 note 210.p.83 sur Metatron. p.67 Adam=Abraham. p.87-88 : grêle, clamuer, Abîme.p.89 note 245 sur les 50 portes.p.93-98 sur la Géhenne.p.99-102 des anges et des noms. P.103 sur Gabriel et le Destructeur (=).p.106 sur les Vases. p.107 sur Ismaël/Qelipot (+notes).p.109-117 sur la Géhenne/Lot (+note p.114 sur Lilith).p.118 sur les Anges.p.124-129 sur Satan.p.136 sur la forme et sur un ouvrier.p.137 sur le bélier de Nebayot.p.138-139 Egyptiens/Cham.p.140+note p.141 : Néfilim.p.143-144 les êtres sévères.p.145 : zoth.p.146 note 550 ;p.147 sur Samaël.p.148 sur le Grand Abîme.p.151 sur les 72 graphismes.p.154 sur l’Exterminateur.p.157, notes.p.158 note 679 sur Satan+p.159.p.170 sur Douma et Metatron.p.172 sur les champs de la Désolation.p.177 sur le Serpent.p.178-180 sur le Golem.p.182 sur les Hetim.p.183-184 sur Douma et Géhenne.p.186 sur Metatron.p.187-188 sur le Serpent.p.190-192 sur Azael.p.194-195 sur Douma.p.201-203 : âme/Géhenne.p.208 sur Michaël.p.210-214 sur Metatron (+note p.214 sur notarikon).p.215 sur Gabriel.p.217-218 sur les Chars.p.221 sur le Serpent.p.224 sur le Mal.p.225 sur Lilith.p.234 note 441 sur les Qelipot.p.238 sur Qelipa (nécessité).p.242 note 10.p.251 note 81.p.252-254 sur Samaël.p.255-256 sur Douma, Mandragore.p.258 Taureau/Léviathan.p.261-262 sur Lot/penchant au mal.p.269-270 sur Esaü/Samaël.p.284 : Azazel/Samaël/Nemrod.p.286 Serpent.p.291 : Géhenne.p.292-293 Anges, Douma.p.294 Samaël.p.300-301 Lilith/Samaël.p.309 sur les Anges.p.311 sur l’Autre côté.p.312 ARGMN.p.313 débauchée.p.314-316 : Samaël.p.300-331 Metatron et anges.p.334 sur Din.p.335 sur Samaël.p.337-340 sur les Quéliphot, puis Samaël.p.342-343 sur le Mal.p.357, Anges.p.362 et+ sur la mandragore.p.368 Arqa et Asmodée.p.382-386 Samaël et les autres.p.391+392 Abadon (lien Job 28:22 ;31:12)+Samaël. Notes p.400 (Michaël...).p.401 notes sur Qelipa.p.407 Serpent, mal.p.410-411 Anges.p.413-414 Anges/Samaël.p.416-417 Samaël.p.420-422 Qelipot/Serpent.p.425 Sandalphon.p.433 sur le mal.p.434-436 sur Lilith-Samaël.p.438-440 sur Samaël.Idem p.442-443.p ;447 sur Atsilout.p.451-452 sur le souffle impur.p.461 sur l’ange de la gauche.p.463 sur l’ange de la mort.p.472-475 sur Esaü Samaël.Notes p.477.p.479 sur les Géants.p.480 sur Nod.p.482 notes.p.483 sur la Géhenne.p.487 sur Aza et Azaël.


***

Volume III
Jugement dur (din)/Guevoura : p.47-48.p.55-56 sur la Lune/Jugement/Serpent.p.57-58 sur la Création/Jugement. Note 8 p.59.note 24p.63.note 45p.68 : sur la lune.note 50p.69 sur la Chekinah et le Serpent+note 51 sur le secret de l’orgasme. Note 53 p.70 : Serpent-Lune, Samaël. Note 57 p.71 : sur la Lune. Note 64 p.74 sur le Seprent et la Chekinah.p.76 sur la lune.p.77 sur Metatron. note 5 p.81 sur Metatron et Hénoch. Note 9 p.82. Note 20 et 21 p.85+22 et 23. Note 47 p.92.p.96 sur les Anges. Note 78 p.98.p.99 sur les E’erilim. note 2 p.100.p.104+ note 3 p.105. p.106 sur l’Exterminateur. Note 12 p.109. note 9 p.113. note 14 p.114. note 6 p.117. note 18 p.118. p.128 sur Ganriel +note 3 (Metatron Hénoch).p.129 note 10. Note 21 p.145. p.152-153.p.160 sur le Serpent. Note 20 p.176 : Guévoura/Mal. Note 1 p.197.p.230+notes.p.239-147.p.272-274. Note 3-6 p.276-277. Note 9 p.284+note 13. Note 4 p.289. note 3 et 4 p.293. Notes 5,6,7,14,19 p.296-297.p.298 sur Gabriel. Note 13,14 p.300-301. p.307 sur Abrek et lien Soleil/lune.p.313 + note 23 p.315-316.p.318. note 11 p.319. note 14 à 16 p.320+note 22-23 p.321. note 5 p.330. note 15,19 et 20 p.331. p.334 sur l’Autre côté.p.341 sur les cauchemards/Dieu (Ecc 3,14).p.349-350. Note 16 p.354. note 22 p.355-356. Note 7 à 9 p.360. note 4,7 p.370. note 9 p.371. notes 8 à 11 p.379.


Dernière édition par Arlito le Mar 17 Nov - 19:34 (2009); édité 2 fois
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MessagePosté le: Mer 11 Nov - 00:37 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Arlito
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MessagePosté le: Mer 11 Nov - 21:08 (2009)    Sujet du message: Notes perso sur le Zohar Répondre en citant

Notes Zohar 29/01/04.

L’évocation d’êtres intelligents autres que les humains et Dieu commence, dans le Zohar (Berechit I, 4a), lorsque rabbi Hiya, après avoir effectué un double-jeûne, ‘‘rencontre’’ Siméon et Eleazar, qui vont lui révéler la façon dont Dieu va récompenser les justes. Lui apparaissent alors « des êtres éminents aux ailes immenses ». Mais la note de commentaire à ce propos donne le texte littéral : « des immenses ailes éminentes », de même que la suite porte toujours « des ailes » et non pas « des êtres ailés ».

Ensuite, Hiya entend ceci :

« Êtres d’en-Haut, regardez ! Êtres d’en-Bas enfermés dans le Sommeil, réveillez-vous. Certains ont converti l’obscur en lumière. D’autres ont attendu chaque jour la lumière qui ne viendra que quand le Roi visitera la biche (communauté d’Israël) et prendra le nom de Roi des rois du Monde. Ceux qui ne la guettent pas tous les jours n’ont rien à faire ici ».

On y parle ensuite du « Chef des Êtres Ailés ». Littéralement, dit mon édition (Verdier), il serait plus juste de dire « le Maître des Ailes ».

Je pense que la nuance doit signifier une différence fondamentale. Il y a bien une différence entre voir une paire d’ailes et rien d’autre qu’une paire d’ailes, et voir un être ailé. Si je vois une poule, fut-elle sans plume, je n’en verrai pas moins un être ailé. Trève de plaisanterie, il me semble manifeste que les Ailes dont parle le Zohar désigne ce qu’on appelle communément des Anges, ou du moins des Entités supérieures ontologiquement aux hommes (on songera notamment à la symbolique juive des oiseaux, dont la demeure voisine celle de tous les êtres célestes). Mais si je me projette les nombreux tableaux représentant nos chers protecteurs, je ne peux m’empêcher de voir un être Ailé. Cet être est non pas une poule mais un homme, en grec anthropos. L’art qui a voulu glorifier le monothéisme occidental est tombé dans ce qu’on pourrait appelé l’anthropomorphisme. Or, le Zohar ne dit pas « êtres Ailés », Mais seulement « Ailes ». Du coup, je considère cela plus comme un principe que comme la désignation d’une réalité concrète.
J’ai par contre un souci avec ce que dit la voix. La voix parle d’Êtres d’en-Haut et d’Êtres d’en-Bas. Or ce passage est la suite textuelle de l’apparition des « immenses ailes éminentes », appelées « êtres éminents », ces êtres qui attendent sur le Seuil du Palais. Et je ne vois pas pour quelle raison nos êtres dont parle la Voix seraient autres que ce dont on préfère dire qu’ils sont des Ailes.
Mais alors, si nos êtres d’en-Haut sont des Ailes (comme nos oiseaux), que sont nos êtres d’En-Bas ? Si l’on devait pousser littéralement la symbolique, nous serions malheureusement obligés de considérer que nos êtres d’en-Bas sont les poules et les canards, puisqu’ils ont des ailes et ne volent point, et ne sont point ainsi les voisins des Cieux. Mais ils sont les voisins des mulots, blattes, taupes, lapins, hommes, veau, vache, cochon…, ils sont les voisins de l’Aride.
Cessons cela. Nos êtres d’en-Bas ne sont pas des poules (quoique la symbolique de la poule puisse être très forte, dans la mesure où une poule pond des œufs, et que le Monde est un œuf, et que pour qu’il y ait un œuf, il a bien fallu au moins une poule…). Malheureusement pour nous, les notes sont à ce propos, pour l’instant, silencieuses.



Nous tenons quand même deux choses :
-il y a des « Ailes » en haut comme il y en a en bas.
-ces « Ailes » ont un Maître et un seul.

Je doute fort que ce Maître en question soit le Très-Haut. Il est dit du Maître des Ailes qu’il visite chaque jour la communauté d’Israël et, constatant qu’elle est dans la poussière, s’énerve, frappe des Espaces qui, du coup, tremblent. On dit ensuite qu’il se met à pleurer des « larmes brûlantes », larmes qui tombent dans la grande mer. C’est là que y a un truc intéressant, c’est que ces larmes font se dresser le Prince de la Mer, dont il est dit qu’il est devenu affermi. Comme il y a trop d’hypothèses qui se présentent à ma réflexion, je préfère juste retenir cette esquisse : il y a un Maître des Ailes+il y a des Larmes de ce Maître. Ces Larmes se mêlent à la grande mer+le précipité issu de ce mélange est le Prince de la Mer devenu affermi.

Ensuite, ça continue sur les doctrines et la politique. Et il est relaté l’histoire suivante : le Roi des Rois se pointe dans une école d’en Bas pour apposer son sceau sur un enseignement, et ce parce que le Maître des Ailes doit venir lui de l’Ecole d’En haut (je suppose). Siméon fait un rapport au roi sur le sermon que lui a fait le Maître des Ailes. Voici la suite :
Alors le Messie en tremble et crie.
Du coup, les espaces frémissent les océans vacillent.
Le Léviathan fût ébranlé et le monde cru être renversé.



On apprend un peu plus loin que les Anges, en tout cas ceux d’en Haut, crachent des flammes par leurs bouches. Pour ma part, la tradition populaire attribue ce genre d’attitude aux mauvais anges, appelés encore démons, qui vient du grec daïmon, qui chez Platon renvoie à une intelligence supérieure à l’intelligence humaine, celle qui fait que le prophète peut prophétiser. Comme on peut le constater, la tradition populaire c’est bien mignon, mais ça n’a pas l’air bien sérieux.

[Un petit truc qui m’a échappé, et qui ma foi, n’est pas inintéressant : à propos de la biche (Biche ô ma biche, lorsque j’imagine…), il est annoté ceci : cf [i]Zohar[/i] III, 21b : « la biche de l’aurore c’est la communauté d’Israël ».]

Bref, nos Anges qui crachent des flammes sont en Haut, et il est dit que lorsque la Torah fut communiquée à Moïse (5a), des milliers d’Anges d’en Haut se précipitent pour le griller, mais le Saint l’abrita. Il est dit encore, de façon plus générale, à propos des paroles de la Torah, que quand la parole monte, le Saint la protège et abrite l’homme qui l’a proférée, pour que les anges ne savent pas et ne la jalousent pas, et ce jusqu’à ce qu’elle devienne un nouveau ciel et une nouvelle terre. Du coup, toute parole ésotérique peut être un projet suprême à condition d’être couverte de l’ombre de la main.
Mais il est encore dit : « Quand un ignorant invente des paroles sans connaître leur fondement, les paroles s’élèvent mais c’est l’être de désordre (Prov. XVI,28) qui vient à leur rencontre. Il vient du Grand Abîme et fait un bond de 500 parasanges. Il les prend et repart avec elles dans l’Abîme. La parole devient alors un espace appelé Tohu. Ensuite, l’être de désordre traverse 6000 parasanges. Quand l’espace est constitué, surgit la « femme de débauche » (Os I,2). Tant qu’elle est dans cet espace, elle peut traverser l’univers en un instant.
Es. V,18. « Avanie » (avon) est au masculin. « Faute » (heth) est au féminin. La faute se renforce pour un vol meurtrier contre les fils de l’homme. Prov.VII,26. Le responsable de cette faute, c’est le mauvais élève. »

Plus loin, en 13a, on explique un septième commandement, sur la circoncision, en rapport avec les versets de la Création. Genre : « Que les oiseaux volent (encore eux !) » désigne Élie qui traverse le Ciel en quatre envolées et qui doit être présent pour le bon déroulement des opérations. Et pour ce, il faut rappeler à voix haute « Voici le siège d’Elie ». Sinon, pas d’Elie.
Ensuite, on commente « Et Elohim créa les grands poissons ». Et il est dit : « Ces derniers font référence aux deux opérations de la circoncision : l’Excision du prépuce et le retroussement de la peau qui lui succède (orla et peria) et qui représente le masculin et le féminin ». Et voici la note : « Ketem Paz précise que face aux « grands poissons », qui sont le Léviathan et sa compagne, leur dénaturation ou leur « ombre » qui sont Lilith et Samaël représentent deux « écorces » : le prépuce et la peau résiduelle qui doivent être ôté.

Ensuite, plus loin, en 14 a, on a ceci : « Chaque homme est surveillé par deux intendants : l’un de la vie et l’autre de la mort et quand un père rachète son fils, il le délivre des mains de l’intendant de la mort qui n’a plus aucun pouvoir. C’est le secret du verset : ‘‘Elohim vit tout ce qu’il avait fait’’ (Gen.I,31) en général, ‘‘Et voici c’est bien’’ (ibid.) désigne l’Ange de la Vie, ‘‘C’est très bien’’ (ibid.) désigne l’Ange de la mort. Grâce à l’acte de rédemption l’Ange de la vie s’affermit, tandis que l’Ange de la mort s’affaiblit. Ainsi, en le rachetant, son père lui acquiert la vie, comme il a été dit, et ce « mauvais côté » lâche prise et ne le retient plus ».
Ensuite, le quatorzième commandement, qui concerne le Sabbat. 2 impératifs : 1) garder le jour du Sabbat (jour sacré par excellence) ; 2) rattacher ce jour à sa sainteté.
1) Why ? Because Sabbat=Repos divin, repos des mondes, Perfection du Monde, Achèvement définitif avant la sanctification. La Création au sens propre du terme s’arrête au moment même de la sanctification. Exple : le coup de raquette sur la balle. Création= élan. Sanctification= coup, choc. Espace temps vivant=mouvement de la balle qui succède au coup. Il y a un phénomène de suspension de force, où la force, par le coup, est l’essence même du mouvement qui lui succède. Le Zohar dit : « Dès l’instant où il [le jour du Sabbat] fut sanctifié, la création fut interrompue et il resta des souffles dont les corps ne purent pas être créés. Le Saint, bénit-soit-il, ne pouvait-il donc pas retarder la sanctification jusqu’à ce que leurs corps soient créés ? En fait, l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal incita le mauvais côté à exercer sa puissance sur le monde et il en résulta que d’innombrables souffles armés de glaives se répandirent dans l’Univers pour s’emparer de corps par la violence. Le Saint, bénit soit-il, voyant cela, fit souffler un vent de l’arbre de vie qui alla cogner contre l’autre Arbre d’où s’éveilla le côté du bien et le jour fut alors sanctifié […]. Si cette nuit-là, ‘‘l’autre côté’’ avait été le premier, s’il n’avait pas été devancé par le côté du bien, le monde n’aurait pu lui résister, ne serait-ce qu’un seul instant. Mais le Saint, bénit soit-il, donna la guérison par avance (note burne : Raphaël : Dieu guérit). Il hâta le jour de la sanctification avant que ne prévale l’autre côté, et ainsi le monde fut établi. ».
Voyant que ce qu’il comptait faire cette nuit-là a été fait par le côté du bien, l’autre côté s’élança et rôda à travers le monde avec ses guerriers et ses cohortes. [ !!!!!cf évhémérisme-Leibniz !!!!!] ; il épie tous ceux qui baisent, et expose leurs corps à la lumière d’une chandelle. Les enfants issus de ses accouplements seront épileptiques because sont habités par des souffles venus de l’autre côté. « Tels sont les souffles nus des réprouvés, appelés « démons » : Lilith les possède puis les tue. Dès que le jour est sanctifié et que la sainteté règne sur le monde, l’autre côté se restreint de lui-même et reste caché pendant la nuit et le jour du sabbat, à l’exception d’Asimon et de toute sa bande qui s’approchent subrepticement des bougies pour épier les accouplements obscènes ; cela fait, ils vont ce terrer dans le gouffre du Grand Abîme. A la sortie du Sabbat, une pléthore de guerriers et de combattants s’envole et sillonne le monde, et pour cette raison le cantique contre les Plaies fut institué (Psaume 91) afin de les empêcher de porter atteinte au peuple saint. Y a ensuite un délire avec un cantique et une coupe de bénédiction, ils fuient et après un long trajet se retrouvent dans le désert.
Trois façons d’attirer le malheur (donc trois interdits) : 1) se maudire soi-même 2)jeter du pain de la grosseur d’une olive 3) allumer une bougie, le jour du Sabbat, avant la prière de sanctification, car cela déclenche l’embrasement des Feux de la Géhenne (puisque bougies allumées trop tôt).
Ceux qui transgressent le Sabbat ont une place dans la Géhenne (ne peuvent y échapper). Là, ils sont châtiés. Et maudissent celui qui a allumé sa bougie prématurément. Il lui disent : « Voici, YHVH va t’empoigner avec vigueur etc. il t’enveloppera comme une pelote, il te fera rouler, rouler comme une balle sur une terre spacieuse » (Es. 22 :17-18).
Ce verset est un oracle. « Le seigneur Dieu des Armées dit a Isaïe : Va trouver ce ministre,
Qui se creuse un tombeau sur la hauteur, qui se taille une demeure dans le roc.
Quelle propriété as-tu ici, quel parent y as-tu, pour oser t’y creuser un sépulcre ?
Voici que le Seigneur… »
In Isaïe, « Sur Deux officiers du Palais, verset 15, contre Sobna, préfet du palais ».

Quand la Sainteté règne normalement, les cohortes préposés aux jours de la semaine reprennent leur place et les tâches dont ils sont chargés. Quand la Sainteté règne, la ronde des jours (hol avec un petit point sous le h) est privée de son pouvoir. Pour que tout soit nickel, il faut qu’Israël dise : « Beni sois-tu YHVH, qui sépare la sainteté de la ronde des jours » (Liturgie). Si on attend la clôture de l’office : les réprouvés sont cool : « Elohim te donnera la rosée du ciel » (Gen 27 :28). « Heureux celui qui comprend le pauvre, car au jour du mal, YHVH le sauvera » (Ps 41 :2). Jour du mal : c’est le jour où le mal règne pour s’emparer de ton âme. Pauvre= homme malade. Jour du mal : allusion au jour où la justice impitoyable sévit, mais où cet homme en est sauvegardé, ainsi qu’il est écrit : « Au jour du mal, YHVH le sauvera », à savoir le jour où la dure justice est remise au mal pour qu’il régente le monde.
Et il n’y a qu’à l’instant de la Liturgie que doit prononcer Israël que « la sainteté se retire et que les serviteurs assignés aux jours ordinaires de la semaine se lèvent et reprennent chacun la fonction qui leur a été confiée. Encore n’exercent-ils leur pouvoir que lorsqu’ils sont illuminés par le secret de la bougie. C’est alors qu’ils sont appelés « sources de feu », parce qu’ils émanent du secret de la colonne de feu et du Fondement du Feu et règnent sur le monde de l’En Bas. Tout ceci a lieu seulement quand un homme allume sa bougie trop tôt.

Comme il y a encore énormément de choses sur le sujet dans tout le Zohar, je m’arrête là. Déjà pour ne pas devenir à moitié fou (et comme je le sui déjà, ça fera que je serai deux fois à moitié fou, ce qui fera que je serai entièrement fou), et ensuite parce que mon pote Lapé m’a dit : « Le Zohar, c’est de la chiotte. Maïmonide c’est déjà beaucoup plus sérieux. Donc, cf Maïmonide, Guide des égarés, p160-162.

« Puisque le verbe Amar (dire) a été métaphoriquement employé pour la volonté (se manifestant) dans tout ce qui fut produit pendant les six jours de la création, de sorte qu’on a dit chaque fois : vayomer et ‘‘et Dieu dit’’, on a aussi appliqué à Dieu le verbe chabath (cesser, se reposer), en parlant du jour de sabbat, pendant lequel il n’y eut pas de nouvelle création, et on a dit : ‘‘Et il cessa ou se reposa (vayichboth) au septième jour’’ (Gen.2 :2) ; car on emploie aussi le verbe chabath dans le sens de ‘‘cesser de parler’’ ; par exemple : ‘‘Et ces trois hommes cessèrent (vayichbethou) de répondre à Job’’ (Job, 32 :1) […].
Les docteurs et d’autres commentateurs ont pris ce mot (vayana’h) dans le sens de ‘‘repos’’ et en ont fait un verbe transitif. Il est possible que ce soit un verbe ayant pour première ou pour troisième radicale une lettre faible, et que le sens soit : « Il affermit (ou il fit durer) tel qu’il était au septième jour » ; ce qui voudrait dire qu’à chacun des six jours il survint des événements (qui étaient) en dehors de (la loi) de la nature telle qu’elle est établie et qu’elle existe maintenant dans l’ensemble de l’univers, mais qu’au septième jour, tout se consolida et prit la stabilité actuelle. On ne saurait nous objecter que le mot en question n’est pas conjugué comme le sont les verbes ayant pour première ou troisième radicale une lettre faible […]. Nous trouvons du reste dans cette racine, même en lui donnant pour deuxième radical une lettre faible, le sens de ‘‘poser’’ et d’ ‘‘affermir’’. Par exemple : ‘‘veouni’ha cham : et elle sera posé là’’ (Zac.5 :11) ; de même : ‘‘Et elle ne permit point aux oiseaux du ciel de se poser (lanoua’h) sur eux’’ (II Sam.21 :10). Tel est aussi, selon moi, le sens de ce verbe dans : ‘‘car j’attends ferme (ou tranquille) le jour du malheur’’ (Hab.3 :16) ».

Donc pour ma part (mais mon statut n’est pas définitif), j’accorde au texte du Zohar ce point sur la suspension de certains souffles. Tentons maintenant une récapitulation eu égard à notre objet présent de recherche : la justification satanique.
Tout ce que j’ai fait sur ce papier avait pour but de rassembler ce que dit le Zohar sur les ordres démoniaques, et de déblayer, de saisir l’essence la plus proche et la plus en accord avec ce qui peut-être reconnu par les autorités de toutes sortes. Je sais que je ne suis pas encore à la hauteur de mon objectif ; mais comme j’ai été annoncé par Lapé, et que je suis attendu, il faut que je finisse ce travail. Et comme je compte avoir des gosses et que je ne voudrais pas leur attirer d’ennuis, faudrait que je passe le moins possible pour un bouffon, ce qui va m’être relativement difficile.
Bref.

La première occurrence d’une intelligence réputée pour être un démon, et que Hobbes a en quelque sorte ‘‘sacralisé’’ dans son essai intitulé Le Léviathan. Seulement voilà, conformément à ce que dit le Zohar, quand le Messie est du genre pas content, « le Léviathan est ébranlé et le monde croit être renversé » (4a-4b).

Ensuite, nous avons des êtres non nominatifs, des évocations : un « être de désordre » (Prov. XVI, 28) [5a], qui vient du Grand Abîme afin de s’emparer des paroles de la Torah issues de la bouche d’un ignorant. Ces paroles deviennent des espaces appelés Tohu, et une fois constitués, surgit la « femme de débauche » (Osée I, 2).

Il faut ensuite attendre 13a et le passage sur les « Grands poissons » dont il est question au début de la Genèse. Il s’agit de Léviathan et de sa compagne. Donc nous pouvons en théorie affirmer que Léviathan ne fait pas partie de l’Autre côté, puisque d’une certaine manière, il a été ‘soufflé’ par Dieu. Ceci est confirmé par la précision annotée : Samaël et Lilith sont les « écorces » de Léviathan et de sa compagne (dont nous n’avons pas encore le nom).

Après cela, une évocation, avec les deux intendants : l’ « Ange de la vie », et l’ « Ange de la Mort ». « Et c’est bien » désigne l’Ange de la vie, « C’est très bien » celui de la mort (Gen I : 31). L’Ange de la Mort est bien sûr rattaché au « mauvais côté ».

Ensuite vient donc la théorie de la suspension des Souffles. Voici ce qui en est des souffles de l’Autre côté : l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal incita le mauvais côté à exercer sa puissance sur le monde et il en résulta que d’innombrables souffles armés de glaives se répandirent dans l’Univers pour s’emparer de corps par la violence. J’estime que nous avons la plus convenable corrélation avec ceci : « Mon nom est Légion ». + Isaïe XIV, 12-18. Nous avons là la Légion tyrannique par excellence.

30/01/04 La réaction divine à cette expansion des mauvais souffles est magnifique, et confirme de grandes sagesses qui ne sont point explicitement étalées dans le Zohar, mais qui m’ont été données d’être connues par le biais de mes études leibniziennes : avant que les osuffles n’aient même la possibilité de nuire, Dieu a guérit le monde de ses plaies avant même l’apparition de ces plaies. Ceci me montre en tout cas deux choses : Dieu a régler la guérison, un peu comme un horloger ; il rémédie au problème par l’entremise de Raphaël, connu comme étant un Ange du côté du bien.

Remarquons encore la chose suivante : nous avons d’une part des êtres nommés, comme Samaël, Raphaël, Rififi et Rintintin, et d’autre part, de simples expressions : l’être de désordre, l’ange de la mort, l’autre ou encore le mauvais côté. Je ne sais pas si cela correspond à une distinction intentionnelle dans le texte du Zohar, mais j’ai cru comprendre que pour ce qui est de l’analyse réflexive sur l’objet de ma recherche, on nous fait bien remarquer que le texte saint dit : ‘‘le Satan’’ et non pas ‘‘Satan’’. Il doit y avoir un truc à chercher là-dedans. Dans le Pentateuque et dans Job, c’est le Satan. Dans les Chroniques, c’est Satan. Et je doute fort que cela soit sans raison.

Toutefois, pour simplifier l’approche de ce que nous cherchons, considérons l’Autre côté comme le Satan, puisqu’il est en effet, ici, plus ou moins personnifié : ils se répand avec ses cohortes, ses guerriers, ses serviteurs. L’Autre côté, c’est un rôdeur et un barbare, un foutteur de merde. C’est aussi un voyeur, car il épie ceux-là qui s’adonnent à la chair près des chandelles… Aussi, méfiez-vous bien de ceux qui se collent à vos bask pour tenir la chandelle de votre couple !

Et voici pour la Genèse des démons : ce sont des enfants nés d’accouplements qui ont été vus par les souffles de l’Autre côté. Ce sont des souffles nés de l’Autre côté par l’entremise de la chair de l’homme.

Mais la suite du texte a failli me faire perdre le latin que je ne n’ai pas encore acquis. Les souffles nus des réprouvés, appelés « démons », Lilith les possède puis les tue. « Lilith les possède » : est-ce à dire que c’est son souffle qui les anime ? Ou bien qu’ils sont ces instruments ? Et les deux ne reviennent-ils pas à l’autre ? « Lilith les tue » : si elle les tue, c’est qu’ils sont fatalement auparavant vivant. Ou bien il faut voir là une tuerie imagée : Lilith les fait cesser d’être. À la rigueur, mais pourquoi  les tue-t-elle ? Tout simplement du fait de son essence. Lilith étant une figure fondamentale du Mal, se comporte conformément à ce qu’elle est. Des êtres naissent pour la servir et être ses esclaves, et, comme tout tyran digne de ce nom, elle les exécute. Autre suggestion : Le nom de Lilith lui vient de la Nuit (Leilah). Et il se peut qu’en dépit de son mariage avec Samaël, Lilith ait à la base une fonction divine. Quelque part, « faire cesser d’être les êtres d’iniquités », cela peut revenir à servir Dieu.

La suite dit que quand la sainteté règne, tout est dans l’ordre, même l’Autre côté, « à l’exception d’Asimon et de toute sa bande », qui viennent épier, à la lumière des chandelles, les accouplements des hommes. Ils vont ensuite se terrer dans le Grand Abîme.

Le Zohar évoque encore les Plaies qui veulent s’abattre sur le peuple saint à la sortie du Sabbat, mais dont on s’est prémuni (Psaume 91).

Voici encore ce qu’il est dit : « Quand la Sainteté règne normalement, les cohortes préposés aux jours de la semaine reprennent leur place et les tâches dont ils sont chargés. » Les « cohortes préposées aux jours de la semaine », ce sont les esprits des ‘‘Planètes’’, comme par exemple Sorath pour l’astre solaire. Ou encore les démons des planètes. Et par qui sont-ils « chargés » de présider à ces jours, si ce n’est ce lui qui règle les choses selon la sainteté ? Nous avons encore une autre expression, opposée à la sainteté : « la ronde des jours ». En fait, une liturgie bénit YHVH pour séparer la sainteté de la « ronde des jours ». Au jour du règne de la Sainteté, la Ronde des Jours n’a aucun pouvoir.

On apprend ensuite autre chose sur le mal. On dit : « Heureux celui qui comprend les pauvres, car au jour du mal, YHVH le sauvera » (Ps 41 :2). On fait allusion au jour de la dure justice (Gebourah-Din) qui est remise au mal pour qu’il régente le monde. Il faut déterminer ici si l’on peut dire qu’il est de l’ordre de la Sainteté que le mal régente le monde, qui plus au « Jour de la Justice ». Car par qui est elle remise au mal, si ce n’est par celui-là seul qui peut influencer l’épanchement de la sévérité selon la rigueur ou la tendresse ? Le règne du mal sur le monde semble contribuer à la Justice divine.

On revient ensuite sur les serviteurs assignés aux jours, dont on dit qu’ils ne peuvent exercer leur pouvoir que quand ils sont illuminés par les bougies. On les appelles « les sources de feu » parce qu’ils émanent du secret de la colonne de feu et du Fondement du Feu et règnent sur le monde de l’En Bas.

Ainsi, celui-là qui veut semer le trouble dans l’œuvre de Dieu se doit de se conformer au dogme institué par les écrits sacrés et la liturgie, puisqu’il ne réveillera les feux de la Géhenne que s’il allume la bougie trop tôt…

17a : « Et Elohim dit : qu’il y ait un espace à l’intérieur des eaux » (Gen.1 : 6) : voici, dans le singulier, le sens de la séparation des eaux supérieures des eaux inférieures : c’est dans le secret de la gauche que naît la contradiction. Dans le secret de la gauche, car auparavant le texte ne considérait que le secret de la droite, or maintenant il va s’agir du secret de la gauche. Ainsi éclata la contradiction entre la gauche et la droite : La droite était absolue complétude, en elle tenait toute perfection. Quand la gauche s’éveilla, la contradiction s’éveilla, et dans cette contradiction le feu de la colère devint si violent, qu’il en fit surgir la Géhenne. La Géhenne s’éveilla donc dans la gauche et s’y fixa. C’est elle que la sagesse de Moïse a considérée, c’est ver l’œuvre du commencement qu’il dirigea son attention. Dans l’œuvre du commencement même réside la contradiction de la gauche et de la droite. Et dans cette contradiction où s’est éveillée la gauche, a surgi la Géhenne qui s’y est jointe. Puis la Colonne centrale, qui est le troisième jour, pénétra entre la gauche et la droite et écarta la contradiction, accordant els deux côtés. Aussi, la Géhenne descendit-elle dans l’En-Bas, la gauche s’intégra à la droite, et la paix régna partout. » Ensuite, on d’une lutte entre Coré et Moïse. Par son refus ( intervention de Moïse et Oeuvre du Commencement), Moïse est très irrité. « Dans leur révolte contre YHVH » (Nom. 26:9), contre à la fois l’En-Bas et l’En-Haut, aussi s’est-il [Moïse ? Le Seigneur ? Coré ?] attaché à ce qui lui était adéquat [La Géhenne]. La contradiction qui est mise en ordre selon la détermination de l’En-Haut, qui s’élève et ne redescend pas et qui se tient droitement, c’est la contradiction opposant Chamaï et Hillel. » Comme leur débat concerne les cieux « au nom des cieux », les cieux ouvrent la contradiction et l’accorde. Tandis que Coré du fait de son attachement à la Géhénne, récuse toute la Torah. Donc ce qui était adéquat plus haut, c’était l’attachement de Coré à la Géhenne, pas celui du Seigneur ou de Moïse.
« Ce secret est développé dans le livre d’Adam : lorsque l’obscurité s’éveilla, elle s’éveilla avec violence et elle créa en elle la Géhenne, et, avec cette dernière, elle s’attacha à la contradiction. Quand se furent apaisées colère et violence, une contradiction d’un autre ordre s’éveilla : une contradiction d’Amour. Il y eut donc deux contradictions, l’une initiale et l’autre finale ; c’est là la voie des Justes : leur commencement est pénible, mais leur fin est sereine.
« Qu’il y ait un espace à l’intérieur des eaux, et il y eut un espacement » : c’est là la première contradiction, le réveil de la colère et de la violence. Il voulu la trancher et s’éveilla la Géhenne. Quand la colère et la violence se turent, « Elohim fit l’espace ». Alors s’éveille la contradiction d’Amour, de Tendresse, qui est la consistance du Monde. La différentiation se fait dans la gauche. « Il fit une distinction » ; « il différencia les enfants de Levi ». La différenciation se fait dans la gauche, toujours dans le deux.
« La différentiation (havdala) à la sortie du Sabbat vise à séparer les être qui dominent les jours de la semaine de ceux qui dominent le Sabbat. Lorsque sort le Sabbat, de la Géhenne s’élève l’œil mauvais qui veut dominer au moment où Israël dit : « affermis sur nous l’action de nos mains » (Ps. 90:17). Il surgit du niveau appelé « gauche » et veut se mêler à la semence d’Israël pour lui imposer sa loi ». Mais grâce eux rites d’Israël, l’œil retourne vers Coré, rattaché au le Schéol avec ses partisans. » Nota : Coré appartenait à la tribu de Levi.
« Au début, la violence et la colère qu’a éveillée la gauche sont dans la contradiction, et avant même qu’il n’y ait apaisement et que ne se crée la Géhenne, sont créés les anges qui contestent leur Maître dans l’En-Haut ; un feu les dévore et les brûle, d’autres sont effacés, perdent leur consistance et sont consumés par le feu ; il en fut pareil de Coré dans l’En-Bas, tout va selon cette manière ».

« A cause de cette contradiction et bien qu’elle soit la subsistance du monde, il n’est pas écrit « Qu’elle est bonne ! » lors du deuxième jour, car l’action n’était pas encore parfaite : les Eaux d’En-haut et les Eaux d’En-bas s’étaient confondues, et il n’y avait pas d’engendrement dans le monde, jusqu’à ce qu’elle se séparent et qu’elles soient reconnaissable ».

« Quand s’éveille la contradiction dans la violence de la gauche, grandit et s’affermit une nuée de flammes, puis il en surgit des flux qui se congèlent immédiatement, sans qu’il ne reste rien de liquide. A partir de ces flux qui sont masculins et féminins, se répandent diverses mauvaises espèces. Telle est la force du souffle d’impureté, elle réside dans tous ces flux violents qui sont le secret de l’incirconcision. Ces flux gagnent de la puissance grâce aux espèces violente : l’une est la vipère, l’autre le serpent. Ces deux espèces sont une : la vipère enfante tous les soixante-dix ans, et dans leur rapport, tout revient aux sept ans du serpent. Tel est le secret de la Géhenne, désignée par sept noms. Le Penchant au mal est désigné aussi par sept noms.

« Que la Terre verdoie de verdure, de plantes portant semence » (Gen. 1:11) : à présent surgit la puissance des eaux qui s’étaient rassemblées en un lieu unique, et qui s’écoulent à l’intérieur de la terre, dans une dissimulation enclose ; elles y font émerger les êtres cachés de l’En-haut et les armées saintes ; tous ces enfants de la confiance préparent la restauration de la confiance, pour le service de leur Maître, ce qu’exprime : « Il fait germer l’herbe pour le bétail » (Ps. 104:14). Ce bétail, c’est celui qui se repose sur mille collines et pour lequel pousse chaque jour l’herbage. Cette herbe, ce sont les anges qui dominent en fonction du moment. Ils avaient été créés le deuxième jour et ont subsisté pour nourrir ce bétail, car il y a un feu qui dévore le feu. « Et les plantes pour les besoins de l’homme (id.). Les « plantes », ce sont les roues (ofanim), les forces de vie (hayot avec un point sous le h) et les chérubins car chacun se met en ordre selon sa propre remise en ordre, et ils subsistent afin de remettre encore en ordre, lorsque les fils de l’homme s’apprêtent à servir leur Maître, par les sacrifices et les prières. Car c’est cela le travail de l’homme. Ces plantes sont réservées, destinées au travail de l’homme, pour qu’il se mette en ordre selon son ordre, exactement. Quand les plantes se sont mises en ordre de par le travail de l’homme, il en surgit ensuite nourritures et aliments pour le monde, ce qu’exprime : « Afin que la terre produise de la nourriture » (Id.) qui est « la plante portant semence » (Gen.1:11). Tandis que l’herbe ne porte pas semence, mais elle est destinée à nourrir le feu saint ; seule la plante est destinée à la mise en ordre du monde. Et tout ceci « afin que la terre produise de la nourriture » (Ps 104:14). Toutes les rectifications que l’homme doit effectuer consistent seulement en la mise en ordre des plantes de la terre. Celles-ci servent leur Maître afin que grâce à elles, soient produits de cette terre aliments et nourritures pour le monde, et pour que les fils de l’homme soient bénis des bénédictions de l’En-haut. « Arbre fruit, faisant fruit » (Gen. 9:11) : degré après degré, masculin et féminin. De même que « l’arbre fruit » fait jaillir la puissance de « l’arbre faisant fruit », il se fait jaillir lui-même. Et que fait-il alors surgir? Il fait surgir els chérubins et les palmiers. Pourquoi les palmiers ? Parce que ce sont les plantes qui s’élèvent dans la fumée du sacrifice et se mettent en ordre avec lui. Ce sont elles qui sont appelées : « Palmiers ou colonnes de fumée » (Cant. 3:6). Ils subsistent ensemble dans leur ordre exact pour le travail de l’homme. Ce qui n’est pas le cas de l’herbe, qui n’est destinée qu’à la manduction, ce qu’exprime : « Voici l’animalité que j’ai faite avec toi, elle mange de l’herbe comme le bétail » (Job 40:15). « Arbre fruit, faisant fruit » (Gen. 1:11[ ?]) : figure du masculin et du féminin. « La ressemblance de leur visage est un visage d’Homme » (Ez. 1:5). Eux ne sont pas identiques aux chérubins, car leur visage est grand et s’inscrit dans la forme. Tandis que le visage des chérubins est petit comme celui des enfants. « Visage d’Homme » ; toutes les figures s’y intègrent parce qu’il a un grand visage sur lequel sont dessinés des traits modelés selon les signes du Nom (YHVH) déployés aux quatre coins du monde : l’Est, l’Ouest, le Nord et le Sud. Michaël inscrit sa marque au Sud et tous les visages, celui du Lion, celui du Taureau et celui de l’Aigle, regardent vers le visage de l’Homme. »

19b « Elohim dit : qu’il y ait des luminaires » (Gen. 1:14). Il manque la lettre Vav au mot « luminaires » (me(o)rot), parce que la diphtérie a été créée pour les enfants : dès que la lumière primordiale fut dissimulée, une écorce apparut sur le cerveau. Cette écorce se détacha et mit à jour une autre écorce, et quand cette dernière se révéla, elle montait et descendait puis arriva jusqu’aux petits visages. Elle désira alors s’y accoler et se dessiner sur eux, au point qu’elle ne voulut plus s’en éloigner. Mais le Saint, béni soit-Il, l’écarta et la fit tomber dans l’En-bas lorsqu’Il créa l’homme, afin de le mettre en ordre dans ce monde. Quand aperçu Eve attachée au côté d’Adam, ce qui est la beauté suprême, elle vit une figure complète. Elle reprit son vol et essaya comme au début de se joindre aux petits visages, qui sont les gardiens des portes l’ultime, mais celles-ci l’en empêchèrent. Le Saint, béni soit-Il, la réprimanda et la rejeta dans les gouffres de l’océan. Elle y demeura jusqu’au moment où l’homme et la femme faillirent. Le Saint, béni soit-Il, la retira alors des fonds de l’océan, et elle commença à étendre sa domination sur les enfants, ces petits visages des fils de l’homme destinés à être punis à cause de la culpabilité de leurs parents. L’écorce poursuivit son chemin à travers le monde. Elle s’approcha des portes du jardin d’Eden terrestre et elle y vit les chérubins, gardiens des portes, elle s’établit donc en ce lieu, près de l’épée flamboyante : elle-même provient de cette dimension du flamboiement. Quand l’épée flamboyante se mit à tournoyer, l’écorce s’enfuit, poursuivant son errance sur la terre. Elle y découvrit des enfants qui devaient être punis, elle les railla puis les tua. Cela se produit quand la lune est incomplète, dans l’amoindrissement de sa lumière. C’est cela le « luminaire » (où manque le Vav). Pendant la naissance même de Caïn, l’écorce ne réussit pas à s’attacher à lui, ce n’est qu’ultérieurement qu’elle s’approcha de lui et enfanta des souffles mauvais et des êtres volants. Quand Adam eut atteint l’âge de cent trente ans, il s’accoupla des souffles féminins, donnant naissance à Naama. A cause de sa beauté, les fils d’Elohim se prostituèrent à elle, ils se nommaient Aza et Azaël. Elle fut enceinte d’eux, et répandit des souffles mauvais et des succubes qui rôdent la nuit en parcourant le monde. Ils jouent avec les hommes et font en sorte qu’ils fassent jaillir leur semence au hasard. Partout où les hommes demeurent solitaires dans leur maison, ils se posent sur eux et s’en saisissent, ils se collent à eux et s’accaparent leur désir, puis ils enfantent d’eux. Ils les atteignent aussi par des maladies dont on ignore l’origine : tout cela en raison de la lune lacunaire. « Luminaires » : lorsque la lune s’est remise en ordre, les lettres de ce mot (MéoRoT) se sont inversées pour devenir le « dire » (aMaRT) : « Le dire de YHVH est éprouvé, il est un bouclier pour tous ceux qui se confient en lui » (Ps. 18:31). Il est un bouclier contre tous les souffles mauvais porteurs de condamnations qui s’élancent à travers le monde, pendant l’amoindrissement de la lune, elle qui protège ceux qui s’attachent à la confiance dans le Saint, béni soit-Il. »

« Vers le jardin des noyers je suis descendu » (Cant 6 :11). Tous les plaisirs que procurent les souffles mauvais, que les écorces de noix représentent, n’ont d’autre fin que de leur permettre de s’attacher aux hommes pour les souiller. Ce qu’exprime : « Le plaisir des fils de l’homme proviennent des démons » (Ecc 2 :8). Mais encore : « Les plaisirs des fils de l’homme », qui jouissent pendant le sommeil de la nuit produisent des démons. Il était nécessaire au Saint, béni soit-Il, de disposer de tout cela pour créer le monde, les écorces étaient indispensables pour mettre en ordre ce dernier, car elles possèdent toutes un cerveau en leur intériorité. Combien les écorces qui abritent un cerveau sont-elles nombreuses ! Chaque monde est formé selon ce principe, tant le monde d’En-haut que celui de l’En-bas […]. Tout ceci vise à la mise en ordre du cerveau, c’est pourquoi il est écrit : « qu’il y ait des luminaires » avec une absence et cela pour la restauration du monde, ce qu’expriment les mots : « pour éclairer la terre » (Gen. 1 :15).
Le Grand Luminaire, c’est YHVH. Le Petit luminaire, c’est Elohim, fin de tous les niveaux, aboutissement de la Pensée. Au départ, inscrit in tétragramme. Ensuite, amoindrissement in Elohim. S’élève vers toutes les directions de l’en-haut grâce à la lettre Hé. Après quoi les niveaux se déploient. Ceux qui se sont déployés dans la direction de l’En-haut sont nommées « puissance du jour » ; ceux qui se déployèrent vers l’En-bas se nommèrent « puissance de la nuit » (Gen. 1 :16). « Et les étoiles » (Id.) : ce sont les légions et les messagers sans nombre qui tiennent tous dans l’espace du ciel qui est le Vivant des Mondes (id v 17).

« Elohim fit les deux luminaires » (Gen.1 :16) : l’un comme l’autre sont producteurs de lumière, c’est ainsi qu’ils sont des éclairements qui s’élèvent vers l’En-haut et qu’on appelle « source de lumière ». Par contre, les éclairements qui descendent vers l’En-bas sont appelés « sources de feu » : ils vont constituer les niveaux de l’En-bas et dominer les jours de la semaine » […] « Sources de lumière : elles appartiennent au côté droit, à cette lumière primordiale qui existait au jour premier. Le jour du Sabbat, ces sources de lumière se mettent seules à éclairer, et grâce à elles est mise en lumière la réalité de l’En-bas. Lorsque le Sabbat sort, les « sources de lumière » sont mises en réserve afin qu’elles ne se dévoilent pas, dès lors se sont les « sources de feu » qui dominent, chacun en son lieu. Et quand dominent-elles ? Depuis la sortie du Sabbat jusqu’à la veille du Sabbat suivant, elles vont ainsi être éclairées par la flamme dès la sortie du Sabbat. »

« Les forces de vie couraient et revenaient comme la foudre » (Ez 1:14). Ce sont les hayot. L’œil ne peut les dominer. Une roue est en leur centre. Cette roue est Métatron, le plus grand et le plus glorieux, qui les dépasse de 500 parasanges. Les forces de vie de Métatron se trouvent sous les Deux Grandes lettres du Nom : le Y et le H. Les forces de vie qui se manifestent dans l’En-bas résident au-dessous des forces de vie de Métatron, c’est d’elles qu’elles reçoivent leur lumière. Des forces de vie de l’En-haut il est : » qu’il y ait des luminaires dans l’espace du ciel » (Gen & :14). Toutes sont suspendues dans cet espace du ciel. L’espace qui se trouve au-dessus des forces de vie, c’est ce dont il est dit : « Et une ressemblance sur la tête e la force de vie, un espace comme du cristal resplendissant » (Ez 1 :22).

La première lumière est celle de la lettre Beit du Au-commencement qu est la « chaleur du jour » (Gen 18:1).
La seconde lumière est celle qui s’assombrit le soir, secret de la prière d’Isaac : « Isaac sorti pour méditer dans le champs quand le soir s’annonçait » (Gen 24 :63). Là aussi Jacob aperçu le principe d’Esaü.
La troisième lumière, c’est celle qui intègre les deux précédentes, celle qui éclaire pour la guérison. « Le soleil se leva pour lui » ( Id 32 :32).

Quand Jacob vit l’annonce du soir, il boîta de la hanche. C’est cela la Victoire d’Israël (Netzach I Sam 15 :29) Quatrième niveau de prophétisation.

Josué prophétisa depuis l’Extension (Hod) de Moïse. « Tu mettras de ton extension sur Lui » (Nom 27 :20). Cinquième niveau.

La hanche de Jacob était celle de gauche mais David l’intégra dans la droite : « Les délices dans ta droite sont Victoire » (Ps 16 : 11).




22b : l’homme n’a de ressemblance et de forme que de la Mère suprême, qui ne se comprend que comme nomination particularisante et qui est Elohim. Or cette nomination est lumière et obscurité. Cette lumière et cette obscurité est celle du premier jour, pour les justes et les ignobles. « Les ignobles sont rendus inertes dans l’obscurité » (I Sam 2 :9)

On parle à nouveau de Samaël et du serpent, en 23a, désignés par la formule biblique : « Et il n’est pas d’Elohim avec moi » (Deut 32 :39).

« Faisons l’homme dans notre ressemblance, selon notre forme » (Gen. 1 :26). Les compagnons expliquèrent ce verset en le rapportant aux anges du service. Selon cette version, ce sont eux qui avaient dit ces mots (à leur Maître). Rabbi Siméon prit la parole : Si les anges connaissent ce qui est, et s’ils savent ce qu’il doit être à l’avenir, ils savaient bien que l’homme allaient faillir ! Pourquoi alors voulurent-ils faire l’homme ? D’autant qu’Aza et Azaël contestaient déjà l’homme quand la Présence (Chekina) avait proposé au Saint, béni soit-il, : « Faisons l’homme ». Les anges s’écrièrent aussitôt : « Qu’est-ce que l’homme pour que tu le connaisses » (Ps 144 :3). « Pourquoi veux-tu créer l’homme dont tu sais la faillite prochaine qui sera déterminée par sa femme, elle qui est obscurité ». Car la lumière est masculine et l’obscurité féminine-le féminin est à gauche, c’est l’obscur de la Création (Beria). A cet instant, la Présence répliqua à Aza et Azaël : « Ce en quoi vous contestez l’homme entraînera aussi votre déchéance », ainsi qu’il est écrit : « Les fils d’Elohim virent que les filles de l’homme étaient belles » (Gen 6 :2. Voir aussi Chamhezi et Azaël, in Beit ha Midrash IV p.127). Par elles, ils faillirent, et la Présence les fit échoir de leur sainteté. Les compagnons questionnèrent alors : Rabbi, Rabbi, Aza et Azaël n’ont pourtant pas prononcé de paroles mensongères, il est bien vrai que l’homme allait fauté à cause du féminin ! Rabbi Siméon répondit : Ainsi parla la Présence : « Vous, Aza et Azaël, avez été amenés à contester devant moi plus que les armées des hauteurs. Si vous étiez meilleurs que l’homme dans vos œuvres, il vous serait loisible de l’accuser. Mais lui fautera à cause d’une femme ; vous à cause de nombreuses femmes, bien plus que les hommes, ainsi qu’il est écrit : « Ils virent les filles de l’homme », et non pas « la fille de l’homme » au singulier. De plus, si l’homme faillit, je mettrai en avant le repentir afin qu’il revienne vers son Maître et qu’il se corrige en ce qu’il a fauté ». Les compagnons se plaignirent à Rabbi Siméon : S’il en va ainsi, à quoi bon tout cela ? Rabbi Siméon : si tout s’était passé autrement, si le Saint, beni soit-il, n’avait pas créé le penchant au bien et au mal – qui sont lumière et ombre – il n’y aurait eu ni mérite ni démérite pour l’homme dans la Création (Beria) ».

23b Si la prière est imparfaite, de nombreux anges destructeurs se lancent à sa poursuite, ainsi qu’il est dit : « Tous ses poursuivants l’ont surpris dans l’angoisse » (Lam.1 :3). C’est pourquoi l’on dit dans sa prière : « Il est compatissant, il efface la perversité » (Ps 78 :38) à l’encontre de Samaël qui est le serpent. « Et il ne détruit pas » (Id. à l’encontre du Destructeur. « Il retient souvent sa colère » (Id) à l’encontre du Coléreux. « Il n’éveille pas toute sa fureur » (Id) à l’encontre du furieux. L’on prononce ces paroles afin d’éviter que ces anges ne pourchassent la prière. Combien y a-t-il d’anges destructeurs qui dépendent des sept engeances précitées ? Ils sont en tout soixante-dix. Et dans chaque espace résident ces accusateurs dont dépendent à leur tour 70 000 myriades d’anges ».

Nouriel, Michael, Gabriel… p135.


25a « Si je n’avais pas fait alliance avec le jour et la nuit, je n’aurais pas établi les lois des cieux et de la terre » (Jér. 33 :25). Ce sont eux dont il est dit « Les cieux sont les cieux de YHVH » (Ps 115 :16), et la « terre » c’est la terre de la vie qui est composées de sept terres, à propos desquelles le roi David dit « Je marcherai devant YHVH sur les terres de la vie » (Ps 116 :9).

25a Le Grand Mélange est appelé Erèv-Rav. Il est composé des âmes ayant pour origine les cieux dont il est dit « Car les cieux seront effacés comme une fumée » (Es 51 :6). Noé, lui, refusa de demander grâce pour les hommes du Grand Mélange, c’est pourquoi « Ils furent effacés de la Terre » (Gen 7 :23), ils émanaient de ceux dont il est dit : « Tu effaceras le souvenir d’Amalek » (Deut 25 :19).

Le grand Mélange est composé de cinq espèces de peuples : les Néfilim (ou les déchus), les Guiborim (ou les héros), les Anakim (ou les Géants), les Réfaïm (ou les ombres) et enfin les Amalékim. […] Baleam et Balak étaient de la branche d’Amalek. Retire lak de l’un et eam de l’autre, restent les lettres du mot babel, et c’est là-bas « qu’il confondit le langage de tous les habitants de la terre » (Gen 11:9). Les gens d’Amalek qui furent dispersés à cette époque étaient les restes de ceux dont il est dit au moment du déluge : « J’effacerai tout ce qui subsiste (Gen 7:4) ; et les restes d’Amalek pendant le quatrième exil, ce sont des chefs très puissants qui dominèrent Israël par les armes. Un verset en dit : « La terre est remplie de violence à cause d’eux » (Gen 6:11). Tels sont les Amalécites.

Des Néfilim il est dit : « Les fils d’Elohim virent que les filles des hommes étaient belles » (Gen 6:2). Ceux-là constituent le deuxième groupe du Mélange, ils émanent des déchus de l’En-haut. Quand le Saint, béni soit-Il, voulu faire l’homme (Gen 1:26), il voulu faire de lui le chef des êtres de l’En-haut, afin que ce soit lui qui les commande et que tous soient dirigés par sa main, à l’exemple de Joseph dont il est dit : « Il ordonna des fonctionnaires sur la Terre » (Gen 41:34). Mais les êtres d’En-haut contestèrent et crièrent : « Qu’est-ce que l’homme pour que tu t’en souviennes ? » (Ps 8:5), lui qui fautera contre toi ? Le Saint, béni soit-Il, répondit : Si c’était vous qui étiez dans l’En-Bas, vous auriez été encore plus fautifs que lui ! Mais comme les êtres d’En-haut désirèrent les filles de l’homme, le Saint, béni soit-Il, les fit tomber dans l’En-bas, dans les chaînes. Les « fils d’Elohim » se nommaient Aza et Azaël (cf Targoum Jon. Sur Gen 6:4), or les âmes du Grand Mélange procédant d’eux sont les Néfilim qui se firent tomber eux-mêmes en se prostituant aux « belles » femmes. Aussi, le Saint, béni soit-Il, les fit déchoir du monde à venir, afin qu’ils n’en aient aucune part ; Il leur donna tout leur salaire dans ce monde-ci : « Il rétribue immédiatement ceux qui les haïssent pour les perdre » (Deut 7:10).

Les Guiborim représentent le 3ème groupe. « Ce sont des héros, des hommes de renom » (Gen 6:4). Ils viennent de la même souche que ceux de Babel qui dirent : « Allons, construisons-nous une ville et faisons-nous un nom ! » (Gen 11:3). Ils firent des synagogues et des écoles où ils déposèrent un rouleau de la Torah avec une couronne sur la tête. Et ce pour ce faire un nom, pas au nom de YHVH. Et comme ils viennent de l’Autre côté, ils méprisent (mitgaverim) les enfants d’Israël […] « Les eaux grossirent (gavrou) de plus en plus sur la Terre » (Gen 7:19) les concerne.

Les Réfaïm font le 4ème groupe. S’ils voient les enfants d’Israël en danger, ils se séparent d’eux, et même s’ils ont le pouvoir de les sauver, ils l’évitent. Ils s’écartent de la Torah […] pour aller faire du bien aux idolâtres. Il est dit à leur propos : « Les ombres (réfaïm) ne se relèveront pas » (Es 26:14). A l’époque du rachat d’Israël : « Tu en détruiras tout souvenir » (Id).

Les Anakim font le 5ème groupe. Ils haïssent ceux dont il est dit : « La Torah est une parure pour leur cou » (Prov 1:9). Et encore : « Les Réfaïm sont considérés comme des Anakim » (Deut 2:11), ils se valent en fait.

Ces cinq groupes font rétrograder le monde au Tohu-Bohu (qui correspond à la première destruction du Temple). Mais quand la lumière surviendra, ils seront effacés du monde et anéantis. Cependant, la Délivrance ne dépend pas de leur effacement, mais essentiellement de l’effacement d’Amalek, car c’est à son sujet que le serment a été prononcé (Ex 17:14).

26a « L’arbre de vie » (Gen 2:9 ; 3:22). L’arbre de « l’autre côté », le Grand Mélange qui est « l’arbre de la connaissance du bien et du mal » n’aura plus d’emprise sur la Présence qui n’en subira plus l’impureté : « YHVH seul a conduit son peuple, il n’y avait ave aucun dieu étranger » (Deut 32:12). […] « L’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas » (Gen 2:17), cet arbre représentant le Grand Mélange. « au jour où tu en mangeras » (Id) tu entraîneras deux pertes qui sont les deux chutes du Temple (« …de mort tu mourras » Id). […] « Un fleuve sortant de l’Eden pour arroser le jardin » (Gen 2:10). De l’époque future, parlant de Moïse et Israël : « Tu mettras ton plaisir en YHVH » (Es 58 :14). Plaisir= ‘onèg : ‘ de ‘Eden, n de nahar (fleuve), g de gan (jardin). « Alors chantera Moïse » Ex 15 :1. […] Le plaisir ‘onèg s’inversa « pour le Grand Mélange » en neg’a la plaie ou la peste. […] Les « quatre têtes » (Gen 2:10) sont : 1) Hesed la Générosité, le bras droit, Michaël. Le Sud. Le bâton de Juda. 2 tribus. 2) Guevourah, la Rigueur, le bras gauche, le Nord, Gabriel, le bâton de Dan, 2 tribus. 3) Netsach, la Victoire, la jambe droite, Nouriel, le bâton de Ruben, 2 tribus. 4) Hod, l’Extension, la jambe gauche, (Jacob Gen 32 :32), Raphaël, ange chargé de guérir de l’Exil, le bâton d’Ephraïm, 2 tribus.
Autre explication : Pichon= la bouche pi qui répète choné les règles. Guihon= le tombeau de Moïse : « Tout ce qui se traîne sur le ventre (guihon) »Lev. 11:42. Gabriel, l’homme de Dieu (guever el) : « A l’homme (guever) dont le chemin est caché et que Dieu (el) cerne de toute part » Job 3, 23. Hiddequel voir Talmud. Perat = cerveau dans lequel il y a fructification et multiplication.

« Celui qui dit des mensonges ne subsistera devant mes yeux » Ps 101 :7.

« YHVH-Elohim prit l’homme et le déposa dans le jardin d’Eden » (Gen 2:15). « Il prit l’homme ». Mais d’où le prit-il ? Il le prit des quatre fondements auxquels se rapportent les mots : « De là (le fleuve) se séparait pour former quatre têtes » (Id v.10) [nota : les 4 fondements sont les 4 éléments primitifs constituant toute réalité soit : l’air, le feu, l’eau et la terre. Ils composent le corps matériel]. Il sépara donc l’homme de ses fondements et il l’établit dans le jardin d’Eden. Ainsi agit le Saint, béni soit-Il, avec l’homme qu’il avait créé à partir des quatre fondements. Lorsqu’un homme fait Retour et se met à étudier la Torah, le Saint, béni soit-Il, l’en retire : « Et de là (des 4 fondements) il se séparait… » (Id). Son être (néfesh) s’arrache à l’attirance des fondements et le Saint, béni soit-Il, l’installe dans son jardin, qui est la Présence. Il l’y dépose afin que l’homme « le travaille » (Id. v.15) de par les commandements positifs, et « le garde » (Id.) de par les commandements négatifs. S’il réussit à garder la Présence, il s’érige en maître des 4 fondements de son être et devient un fleuve. Ses propres fondements sont ainsi abreuvés par son entremise, et non pas par « l’autre côté ». Ils reconnaissent alors en lui leur Maître, celui qui leur impose sa loi. Par contre, si l’homme transgresse la Torah, ses fondements ne sont arrosés que par l’amertume se dégageant de l’arbre du mal, qui est le penchant au mal. Au sujet de tous les organes de cet homme qui ont pour origine les 4 fondements il est dit : « Ils leur rendirent la vie amère » (Ex 1:14). « Amère » de par l’amertume de la bile. Tandis qu’en ce qui concerne les saints organes du corps provenant du côté du bien, il est déclaré : « Ils arrivèrent à Mara, mais ils ne burent pas l’eau de Mara parce qu’elle était amère » (Ex 15:23). Ainsi expliquent les maîtres de la Michna, précisant les souffrances des hébreux en Égypte : « Ils leur rendirent la vie amère par un travail difficile » (Id. 1:14). Ce « travail difficile » désigne les apories touchant à la compréhension de la Torah ; « Avec de l’argile (homer avec un petit point sous le 1er h) » (Id.), ce sont les raisonnements a minori ad majus (qual va homer) ; « Et avec des briques » (Id.), c’est le fait de passer la loi (halaka) au crible ; « Et tous les travaux des champs » (Id.), il s’agit de la Beraïta ; « Toutes sortes de charges » (Id.), c’est la Michna. Par contre, si l’on fait Retour, il est écrit : « YHVH lui indiqua un bois » (Id. 15:25). Ce « bois » c’est l’arbre de vie, c’est Moïse, le Messie à propos duquel il est dit : « Le bâton d’Elohim est dans sa main » (Ex 17:9). Ce bâton (maté) c’est Métatron : d’une part il est la vie, d’une autre part il est la mort. Lorsqu’il reste à l’état de bâton il est une « Aide » (Gen 2:18), selon le côté du bien. Mais lorsqu’il se transforme en serpent, il est « contre lui » (Id.) et de ce fait « Moïse fuyait devant lui » (Ex 4:3). Le Saint, béni soit-Il, remit ce bâton (Métatron) entre les mains de Moïse, et ce fut la Torah orale en laquelle sont l’interdit et le permis. Quand Moïse frappa le rocher avec ce bâton, le Saint, béni soit-Il, le lui reprit des mains. Il est écrit : « Il descendit contre lui avec un bâton » (I Sam 23:21) pour le frapper. Ce « bâton », c’est le penchant au mal, le serpent – tout est en exil par sa faute.

« YHVH-Elohim ordonna à l’homme… » (Gen 2:16). L’impératif concerne l’idolâtrie. Elle a son siège dans le foie (kaved) ; à cause de ce dernier, le service divin devient pesant (te-kaved), ce qui caractérise en propre « le culte étranger ». A son égard, la tradition dit : « le foie s’irrite ». Ce qui est enseigné en ces termes : qui se met en colère, c’est comme s’il servait une idole. Tel est le sens des morts : « Il ordonna ».
Ce commandement se rapporte aussi au fait de verser le sang. « Qui verse le sang de l’homme, son sang sera versé » (Id 9:6). C’est cela l’amertume, la désolation qu’entraîne l’Ange de la Mort, ainsi qu’il est écrit : « A la fin, elle est amère comme l’absinthe, aiguë comme un glaive à deux tranchants » (Prov 5:4)
« Disant » (Gen 2 :16) désigne le dévoilement des nudités (ou incestes), c’est la rate qui est ici en jeu. A son sujet : « Elle mange et s’essuie la bouche » (Prov 30:20). Car la rate n’a ni bouche ni veine, et elle est irriguée par le bouillonnement du sang noir venant du foie. La rate ne possède pas de bouche : « Elle mange et s’essuie (ou s’efface) la bouche ». Ceux qui versent le sang procèdent de la bile, car dès que les veines qui contiennent le sang du cœur aperçoivent la bile, elles s’enfuient aussitôt de devant elle. Quant aux incestes, ils se dissimulent dans l’obscurité, dans le sang noir de la rate. Quiconque transgresse les commandements interdisant de verser le sang, de servir des idoles ou de commettre l’inceste, exile son âme dans le foie, la bile et la rate qui seront jugés dans la Géhenne, et sur lesquels dominent trois anges : le Destructeur (Machhit avec un petit point sous le 2ème h), le Coléreux (Af) et le Furieux (Heima avec un petit point sous le h).
[…] « La nudité de ta mère, tu ne la dévoileras pas (galé) (Lev.18:7). Galout= exil. C’est le dévoilement de la nudité de la Présence. « A cause de vos comportements, votre mère a été répudiée » (Es 50:1). La Présence est nue. Cette nudité, c’est Lilith, la mère du Grand-Mélange. Le grand Mélange est donc le dénuement de la Présence. [Ensuite, trip sur nudité des membres familles// YHVH. Les lettres à cause du Grand Mélange, se séparent et ne peuvent plus se réunir]. Le grand Mélange s’intercale entre les deux H et le Saint, béni soit-Il, ne peut plus lui-même s’y interposer. C’est là le sens intime du verset : « Le fleuve était épuisé [pour le 1er H] et desséché (pour le 2ème H]» (Es 19:5) ceci afin que le Grand Mélange ne tire pas nourriture du V, qui est l’Arbre de la Vie. [Ca continue sur le nom et le Grand Mélange]. Au jour où il sera effacé, « En ce jour-là, YHVH sera un, et son nom un » (Zac 14:9). […] « …je lui fera une aide contre lui » (Gen 2:18). Cette « aide », c’est la Michna, qui est l’épouse de l’Adolescent (Métatron) et qui est la servante de la Présence. Si Israël le mérite, la Michna est une aide pendant l’exil, fonctionnant du côté du permis, du pur, du licite (cacher). Dans le cas contraire, la Michna est contre lui et fonctionne du côté de l’impur, de l’impropre et de l’interdit. L’un c’est le penchant au bien, l’autre le penchant au mal. La femme qui a tantôt du sang pur, tantôt du sang menstruel relève de la Michna, et elle est comparée à l’homme, elle n’est donc pas sa compagne authentique, son unification. Et y aura pas d’unification tant que le Grand Mélange ne sera pas effacé. […] « Pour trois choses la terre tremble (…) : pour le serviteur qui se met à régner » « Pour la servante qui hérite de sa maîtresse » : la servante c’est la Michna « Et pour l’insensé qui est rassasié de pain » (Prov 30 : 21-23), Il s’agit du Grand Mélange, ce « peuple insensé et dépourvu de sagesse » (Deut 32:6).

« Tous deux seront nus, l’homme et sa femme, et ils n’en auront point de honte » (Gen 2:25). La nudité honteuse aura été retirée du monde, puisque ceux qui étaient cause de l’exil étaient les groupes composants le grand Mélange. On dit de ces groupes : « le serpent était le plus rusé (aroum) de tous les animaux du champs » (Id 3:1). « Plus rusé » = nu (aroum) pour mal faire. Les hommes du Grand Mélange sont les fils du serpent primordial qui séduisit Eve. Le Grand mélange est fait du venin que ce serpent inocula à Eve et duquel fut engendré Caïn, l’assassin d’Abel, berger de troupeaux. Il est écrit au sujet de ce dernier : « Parce qu’il est chair » (Gen 6 :3). Le mot « parce que » (bechegam) désigne Abel, ainsi que Moïse (valeur num. identique), qui lui tua Caïn sous la forme de l’Egyptien. Moïse est le vrai premier né d’Adam ; néanmoins, il épousa une fille de Jethro, descendant de Caïn, afin de recouvrer la nudité de son père Adam, figurée par Caïn. […] A cause du Grand Mélange, Adam faillit et Moïse (Israël) se retrouva en exil. A cause de ceux du Grand Mélange, il faillit devant le rocher et le frappa. Dieu avait seulement dit « Tu parleras au rocher » (Nom 20 :8), mais Moïse le frappa. Mais Moïse avait bonne intention : Retour au Grand Mélange pour recouvrer totalement la nudité de son père. Le Saint, béni soit-Il, a considéré cela, d’où il est dit : « Je ferai de toi un peuple plus grand que celui-ci » (Nom 14 :12). Le grand mélange provenant d’Amalek : « Efface le souvenir d’Amalek » (Deut 25 :19). Il en est dit « Tu es nu, entièrement nu » (Ez 16 :7). « Nu je suis sorti du ventre de ma mère et nu je retournerai là-bas (chamah) (Job 1 :21). Moïse s’est transformé en dévastation (Moïse mocheh ; dévastation chamah), il est devenu une pointe acérée pour le Grand Mélange.
« Ils cousurent des feuilles de figuier… » (Gen 3 :7) c’est-à-dire : ils se couvrirent de nombreuses écorces à cause du Grand Mélange, parce qu’ils « étaient nus » (Id.)
« Maudit soit celui qui couche avec un animal » (Deut 27 :21) car ils émanent du serpent à qui on dit « Maudis sois-tu parmi tous les animaux » (Gen 3 :14). Innombrables sont les mauvais mélanges. Il y a un mélange qui vient du serpent, un autre qui vient des peuples idolâtres. Un autre procède des démons, à savoir des âmes des coupables qui sont les vrais démons du monde. Un autre fait d’incubes, de souffles malfaisants et de spectres nocturnes. Mais aucun n’est aussi maudis que celui d’Amalek, qui est le mauvais serpent, le dieu autre qui dénude tout. C’est l’assassin dont la compagne est le poison de mort, l’idolâtrie. Tous les mélanges relèvent de Samaël. Mais y a Samaël et Samaël, et ils n’ont pas tous même gravité. Amalek est maudis entre tous.

« YHVH Elohim appela l’homme et lui dit : où es-tu ? (ayeka)» (Gen 3:9). Ce dernier terme indique à Adam que dans la suite des temps, le Temple sera détruit et qu’on pleurera sur lui en disant : Hélas (eykha), ainsi qu’il est écrit : « Hélas, elle est assise solitaire… » (Lam 1:1). « Hélas », eykha se décompose en ey privatif et kha, « ainsi » (la Présence). « Hélas » signifie donc « sans le ainsi » (soit « privé de la Présence »). Dans les temps à venir, le Saint, béni soit-Il, consumera toutes les mauvaises engeances du monde, comme il est écrit : « Il anéantit la mort pour toujours » (Es 25:8). Alors tout retournera dans son lieu propre, selon la parole : « En ce jour-là, YHVH sera un, et son nom un » (Zac 14 :9). [29a]

Un truc qui n’a rien à voir avec notre affaire : excellent délire sur la glace p.167 (tome I).

[30 a] « Tel est le sens intime des mots : « Et eth la terre » : la terre rassemble tout en son sein, elle reçoit en elle le Tout, c’est-à-dire les lettres v-eth. C’est la le moment où ciel et terre ne sont pas encore désunis. « Et eth les cieux » (Gen 1:1) : c’est le secret du ciel et de la terre encore un, quand la terre recueille le tout et s’en nourrit.

La parole donnait des coups avec le Sceptre. Une forteresse de nuage recouvrait la terre. Lorsque le feu brûlant prit son essor, s’élançant depuis la gauche, il saisit ce nuage et le fit monter [vers le ciel], ainsi qu’il est dit : « Le mont Sinaï était tout en nuage parce que YHVH était descendu au milieu du feu (Ex 19:18). Tel est le feu et tel est le nuage. Il est écrit encore : « La montagne fumait » (Id. 20:18). Car, quand descend le feu, lui et le nuage se réunissent. Tout ce qui a existence est alors sous l’égide exclusive du côté gauche, c’est là le sens du verset suivant : « La colère de ma main a fondé la terre » (Es 48 :13) « Et ma droite a étendu le ciel » (Id.). La main droite a étendu le ciel de par la puissance de la suprême Droite. C’est ainsi que le ciel fut façonné car le ciel est masculin et le masculin procède de la droite, tandis que le féminin, (la terre) découlait de la gauche. »

[…] « Deux modalités président à la création : la droite et la gauche ».

« ‘‘La terre était Tohu-Bohu’’ (Gen 1 :2). Le Tohu et le Bohu sont les résidus d’encre qui adhéraient à la pointe du calame. La terre « était… », c’est-à-dire qu’elle ne prenaient pas consistance tant qu’elle restait à l’état de Tohu-Bohu ; elle demeura ainsi jusqu’à ce que le monde fût inscrit avec quarante deux lettres, elle pu alors subsister. Ces lettres forment la couronne du nom saint. Lorsque ces lettres furent fondues ensemble, elles se sont d’abord élevées vers [30 b] l’En-haut, puis elles sont descendues dans l’En-bas, se parant de couronnes aux quatre coins du monde. Le monde enfin pu exister, et les lettres prirent consistance grâce à l’œuvre de ce monde. La matrice du moule des lettres était comme le Sceau d’un Sceau. Chaque lettre y entrait puis en ressortait et peu à peu le monde se créait. Elles allaient se placer sous le Sceau, elles étaient imprimées et le monde s’érigeait. Avec le bâton du Grand Serpent, elles frappèrent le sol puis pénétrèrent dans les fissures de la poussière, allant jusqu’à une profondeur de mille cinq cents coudées. Le Grand Abîme ensuite s’éleva dans l’obscurité, tandis que l’obscurité couvrait tout. Jusqu’au moment où jaillit une lumière, perçant l’obscurité, puis une fois émergée elle se mit à éclairer, comme en témoigne un verset : « Il dévoile les profondeurs de l’obscurité même, et il fait sortir l’ombre de la mort à la lumière » (Job 12 :22).
Notes : le calame. Or Yakar précise : « le Tohu et le Bohu sont les déchets de l’encre qui restaient à la suite de ce qui avait été écrit ». La création étant considérée comme œuvre d’écriture, Le Tohu et le Bohu font figure d’encre résiduelle encore collée à la plume.
Le Sceau : version anglaise : «  Un moule fut formé pour ces lettres tel le sceau d’une bague ».
Le Grand Serpent : version anglaise « Les lettres luttèrent contre le Grand Serpent ». Ketem Paz, « Les lettres frappent les nageoires du Grand Serpent » (93b).

Quand la terre fut séparée du ciel, elle fut étonnée (tohu) et elle protesta (bohu), voulant rejoindre le ciel pour faire un avec lui, comme au début, car elle voyait bien que le ciel s’illuminait alors qu’elle s’assombrissait. Mais la lumière suprême fit son apparition sur elle et l’éclaira. […] La lumière naquit de la droite et l’obscurité de la gauche. Elles furent ensuite séparées pour qu’elles soient en mesure de fusionner l’une en l’autre. Un evrset l’atteste en ces termes : « Elohim sépara la lumière de l’obscurité » (Gen 1 :4). Or il ne faut pas croire qu’il s’agit d’une séparation à proprement parler. En effet, le jour survint du flanc de la lumière qui est à droite, la nuit du flanc de l’obscurité qui est à gauche. Elles naquirent ensemble puis furent séparées : leur côte à côte fut brisé pour qu’elles en viennent à se voir face à face, à se rejoindre l’une à l’autre afin qu’elles soient tout un. La lumière est appelée « jour », elle appelle le jour. L’obscurité est appelée nuit, ainsi qu’il est dit : « Elohim appela la lumière jour, et pour l’obscurité il l’appela nuit » (Id. v.5). Pourquoi est-il écrit « pour l’obscurité » ? C’est qu’il s’agit d’une obscurité telle qu’elle est saisie de nuit et n’a aucune luminosité de par elle-même, bien qu’elle provienne du feu également appelé « obscurité » [note Burne : Maïmonide confirme cette histoire de feu]. Elle reste obscure tant qu’elle n’est pas éclairée par le jour. Le jour éclaire la nuit mais la nuit même ne se mettra à éclairer qu’en ce temps où « La nuit comme le jour éclairera, l’obscurité sera comme la lumière » (Ps 139 :12).

« La voix de YHVH est sur les eaux, le Dieu de gloire fait gronder le tonnerre, YHVH est sur les eaux nombreuses » (Ps 29:3). « La voix de YHVH » c’est la voix suprême qui gouverne les eaux, qui s’écoulant de degré en degré convergent pour se rassembler en un même lieu, en un seul agrégat. Cette voix projette les eaux dans divers chemins, chacune dans le sien propre, tel un jardin qui draîne les eaux pour les distribuer à l’endroit qui leur sied. De même la voix de YHVH dirige les eaux. « Le Dieu de gloire fait gronder le tonnerre ». Un autre verset exprime la même idée : « Qui comprendra le grondement de ses Rigueurs » (Job 26:14). Le « tonnerre » c’est ce qui a la Rigueur pour origine et en a jailli. Autre explication : « Le Dieu de gloire fait gronder le tonnerre » : c’est la droite d’où naquit la gauche. « YHVH est sur les eaux nombreuses » : « YHVH », c’est la suprême sagesse appelée yod. Elle est « sur les eaux nombreuses » : elle se tient sur la profondeur enclose d’où elle est sortie, ainsi qu’il est écrit : « Ton sentier est sur les eaux nombreuses (Ps 77:20). Rabbi Siméon écarta la contradiction des deux explications. Il ouvrit son exposé en disant : Il est écrit, « Les anneaux seront près du rebord, ils seront comme des maisons pour les barres » (Ex 25:27). En quoi consiste ce rebord (misgueret) ? C’est un lieu fermé (sagour) qui n’a d’autre ouverture qu’un étroit sentier qui n’en laisse poindre que l’énigme. Grâce au sentier, ce lieu fermé se remplit et dessine des portes pour permettre aux flammes de s’embraser. Et comme c’est un endroit secret et fermé, il est appelé « rebord » (misgueret) et il est un monde à venir. Le monde qui est à venir est appelé « rebord » : « Les anneaux seront… » (Id.). Ces Anneaux suprêmes sont entrelacés l’un à l’autre : l’eau au souffle, le souffle au feu, le feu à l’eau. Ils sont tous liés ensemble et émergent l’un de l’autre telle une chaîne d’anneaux. Ils sont tendus ensemble vers le rebord où le fleuve qui y est attaché les abreuve et où ils se réunissent. « Comme des maisons pour les barres » : les Anneaux suprêmes sont comme des maisons, des lieux qui supportent les « barres ». Car les « barres » sont le char de l’En-bas. L’une procède du feu, l’autre de l’eau, une autre du souffle et ainsi de chacune. Elles forment de cette façon le char de l’Arche sainte. C’est pourquoi, quiconque offrira un sacrifice, approchera son offrande par l’entremise des « barres » et non par celle de ce qui se situe au plus intérieur. « Va pour toi » dit-on au naziréen, « tourne et retourne, mais ne t’approche pas de la vigne ». Cet impératif ne concerne pas ceux qui sont dignes de toucher au plus intime. A ceux-là il est accordé d’entrer, de s’approcher et de toucher. C’est ainsi qu’il a été écrit : « L’étranger qui en approcherait mourra » (Nom 1:51).

Sur les six jours : « Ce sont les cèdres du Liban qu’Il a plantés » (Ps 104 :16). De même que ces cèdres viennent du Liban, les six jours sortent du Au commencement. Le texte spécifie ces six jours suprêmes, il énonce : « A toi YHVH est la Grandeur, la Rigueur et la Plénitude, la Victoire et l’Extension car tout ce qui est dans les cieux et sur la terre t’appartiennent » (I Chr 29:11).

‘‘Quelle est la grande la nation qui a Elohim proches d’elle’’ (Deut 4:7) « Il existe d’une part l’Elohim suprême, d’autre part l’Elohim qui craignait Isaac et enfin l’Elohim dernier, c’est pourquoi le terme « proche » s’appliquant à Elohim est écrit au pluriel. De multiples formes de Rigueur sortirent en effet de l’Elohim suprême, mais elles sont toutes une ».Note : Ces trois Elohim désignent 3 Sefirot : Binah, Guevourah et Malkhout.

[33b] « Qu’il y ait des luminaires dans l’espace du ciel pour éclairer la terre (Gen 1:14). Le mot « luminaires » (mé (o)rot) est privé de la lettre vav (o). Rabbi Ezéchias expliqua : Il s’agit des luminaires où règne la loi violente et implacable. Rabbi Yossi ajouta : Les mots « Qu’il y ait des luminaires » dans l’En-bas, désignent la lune à laquelle est attachée la diphtérie qui frappe les jeunes enfants du monde et à laquelle les malédictions sont suspendues car elle est le plus petit de tous les éclairages, parfois même elle s’obscurcit complètement, ne recevant plus de lumière du tout. « Dans l’espace du ciel » : c’est lui l’espace qui comprend tous les [espaces] car il collecte toutes les lumières et illumine la lumière qui n’éclaire pas d’elle-même. Rabbi Isaac dit : Il fit surgir l’espace qui n’éclaire pas et que nous avons quand même appelé « Royaume des cieux », « Terre d’Israël » et encore « Terre de la vie ». Le ciel est cet espace (qui n’éclaire pas encore), c’est pourquoi le mot « luminaires » (me(o)rot) est défectueux. Il y manque la lettre vav (o). Or quand le vav fait défaut au ciel, c’est la mort pour le monde. En outre, le mot meorot auquel manque le vav est tel que tout dépend de lui [sans exclusive], si bien que Lilith aussi va faire partie du monde, ainsi qu’on le déduit des versets suivants : « le petit et le grand sont là » (Job 3 :19) ; « C’est là seulement que YHVH est magnifique pour nous » (Es 33:21) et « C’est là seulement que Lilith aura sa demeure et trouvera son lieu de repos » (Id 34:14). Rabbi Eléazar dit : Le mot méorot étant défectueux, il désigne le miroir qui n’éclaire pas de par lui-même et qui ne brille que grâce aux lumières suprêmes qui l’illuminent tel un verre teinté reflète la lumière qui rayonne vers lui. Il est écrit : « Voici l’arche de l’alliance du Maître de toute la terre » (Jos 3:11). « L’arche » c’est le miroir qui n’éclaire pas, tandis que l’ « alliance » c’est le miroir qui éclaire. L’arche correspond donc au mot « luminaires » écrit défectueusement. Cette arche est le réceptacle en qui l’on fait entrer la Torah écrite. L’alliance c’est le soleil qui l’illumine, et l’arche quand elle est née à elle est également appelée « alliance ». L’expression « arche d’alliance » jouxte précisément les mots « Maître de toute la terre » (Id), c’est dire que l’alliance est le Maître de toute la terre. Mais l’arche est aussi appelée « Maître », grâce à ce soleil qui l’éclaire et qui inonde le monde entier de sa lumière [34a]. Par l’alliance, l’arche (aron) modifie son nom, et est dénommée Maître (adon) selon le secret des lettres aleph, dalet, noun, yod (qui forment le nom adonaï, Mon Maître). De la même façon que nous disons Juste et Justice, nous disons Maître (adon) et Maîtrise (adonaï), ils dépendent l’un de l’autre. Viens et vois : Les étoiles et les constellations existent de par l’alliance qui est « l’espace du ciel » sur lesquelles sont inscrites et gravées, c’est de lui qu’elles dépendent pour pouvoir émettre de la lumière. Rabbi Yissa le vénérable disait ainsi : Les mots « qu’il y ait des luminaires » se réfèrent à la lune qui est suspendue dans l’espace du ciel. Les mots « qu’il y ait des luminaires » se réfèrent à la lune qui est suspendue dans l’espace du ciel. Les mots « Et il y eut des luminaires » désignent le soleil. L’expression « Ils seront pour les rencontres » (Gen 1:15) atteste que les saisons, les fêtes, les mois et les sabbats sont déterminés par eux, et le tout se trouvait dans la suprême œuvre originelle à laquelle le nom saint est attaché, lui qui est tout. Il est sept étoiles qui correspondent aux sept espaces, et qui toutes régentent ce monde. Le monde de l’En-haut au-dessus d’elles se tient. Car il y a deux mondes : le monde de l’En-haut et le monde de l’En-bas : celui de l’En-bas ressemble à celui de l’En-haut, ainsi qu’il est dit : « Depuis ce monde-là jusqu’à ce monde-ci (I Chr. 16:36). Il existe même un roi de l’En-haut et un roi de l’En-bas […]. Tous les luminaires sans exception se refroupent dans l’espace du ciel pour « éclairer la terre » (Gen 1:17) pour mettre en lumière ce qui est sur la terre. Quel est l’espace qui illumine la terre ? Il faut dire que c’est le fleuve qui s’épanche et coule depuis l’Eden, ainsi qu’il est écrit : « Un fleuve sort de l’Eden pour arroser le jardin (Id 2:10). Viens et vois : Quand la lune prédomine, illuminée par le fleuve qui s’épanche et coule, les cieux de l’En-bas et leurs cohortes brillent davantage. Les étoiles aussi qui régentes la terre prennent le dessus et font pousser les végétaux et les arbres, enrichissant le monde. Les eaux même et les poissons des mers deviennent plus féconds. D’innombrables émissaires de justice prennent leur envol à travers le monde parce que tout est joyeux et déborde de vigueur. Quand la joie règne dans la maison du Roi, même les gardiens des portes et du Trône s’égayent et prennent leur essor dans le monde. Il est donc nécessaire de faire très attention aux jeunes enfants du monde. 

[…] « La lumière de la lune sera comme la lumière du soleil, et la lumière du soleil ser sept fois plus forte, telle la lumière de sept jours » (Es 30:26). Ces sept jours sont les sept jours du commencement. Rabbi Juda dit : Il s’agit des sept jours de l’Inauguration du Tabernacle durant lesquels le monde s’adoucit et recouvra sa plénitude et où la lune ne fut plus meurtrie par le mauvais serpent dont il est dit : « Le rapporteur sépare les intimes » (Prov 16:28). Et quand tout ceci aura-t’il lieu ? Au temps sur lequel est annoncé : « La mort est vomie pour toujours » (Es 25:8). Alors : « En ce jour YHVH sera un et son nom un » (Zac 14:9).

« Que les eaux pullulent d’un pullulement d’individus vivants » (Gen 1:20). Rabbi Éléazar dit : les eaux de l’En-bas donnent naissance à des espèces pareilles à celles des eaux de l’En-haut. Les premières engendrent des êtres supérieurs, les secondes des êtres inférieurs. Rabbi Hiya dit : C’est des eaux de l’En-haut qu’émerge l’ « Individu vivant ». Et qui est-il ? Il constitue l’individualié du 1er homme comme il est écrit : « Et ce fut l’homme, en tant qu’individu vivant (Id 2:7). « Que les oiseaux volent sur la terre » (Id) : tels sont les messagers de l’En-haut qui apparaissent à l’homme sous un aspect humain. Si le verset précise qu’ils « volent sur la terre », c’est qu’il existe d’autres messagers qui ne se montrent qu’en un souffle, suivant les conjectures des hommes [34b]. C’est pourquoi on ne trouve pas écrit à leur sujet les mots « Selon leur espèce », qui désignent par contre « Toute la gent ailée » (Id. v.21). Cette dernière en effet, est composée d’êtres quine changent jamais d’espèce, contrairement aux précédents. Si tu demandes s’il y en a parmi eux qui passent d’une espèce à une autre, sache qu’il en est bien ainsi. Il en est certains qui échangent leur forme, ce pourquoi il est écrit (parlant du fleuve) : « Et de là il se sépare » (Id 2:10). « Elohim créa les grands monstres marins » (Id. 1:21), c’est-à-dire le Léviathan et sa compagne. « Et tout individu vivant qui rampe » (Id.), il s’agit là de l’essence de la force de vie (haya) qui rampe aux quatre coins du monde. Et quelle est cette haya rampante ? Il convient de dire que c’est Lilith (note : selon plusieurs versions, il ne faut pas lire Lilith mais layela, « la nuit »). « Dont les eaux ont pullulé selon son espèce » (Id), car les eaux font croître ces êtres vivants. Lorsque le vent du Sud se met à souffler, les eaux se relâchent et fusent en tous sens, et les bateaux des mers les sillonent et les traversent, ainsi qu’il est écrit : « Là-bas se promènent les navires et ce Léviathan que tu as formé pour se jouer sur les flots » (Ps 104:26). « Et toute la gent ailée selon son espèce »(Gen 1:21), qui est telle que nous l’avons décrite et qu’un verset identifie à l’oiseau du ciel qui transportera la voix, et à l’être ailé qui publiera la parole » (Ecc. 10:20). Rabbi Yossi dit : Chaque membre de cet gent ailée possède six ailes, et puisque jamais ils ne se métamorphosent, il est écrit à leur égard : « Selon son espèce », c’est-à-dire qu’ils sont semblable à l’espèce d’En-haut. Ils s’envolent et parcourent le monde en six battements d’aile, ils épient les actions des hommes et les élèves en En-haut. A cause de quoi un verset prévient : « Ne maudis pas le roi, même dans ta pensée » (Ibid.). Rabbi Ezéchias dit ; Il est écrit ici, « Tout individu vivant qui rampe » (Gen 1:21) mais n’aurait-il pas dû plutôt être écrit : « qui pullule » ? (Cf v.20). En fait, cette expression s’apparente à cet autre : « La nuit rampe », et donc « en elle rampent tous les animaux de la forêt » (Ps 104:20), car ces derniers exercent leur gouvernement à l’heure où la nuit règne. Il entonnent un chant lors de chacune des trois veilles qui partagent la nuit ils scandent un cantique et ne se taisent plus. Il est écrit à leur égard : « Vous qui rappelez au souvenir de YHVH, vous n’aurez plus de sommeil » (Es 62:6). Les mots « Faisons l’homme » signifient que le Saint béni soit-Il, divulgua aux êtres d’En-bas émanant de l’En-haut, le secret de la composition du nom « homme » (Adam). « Homme » provient du suprême secret enclos ; « homme » secret des lettres, il est tel qu’il contient l’En-haut et qu’il contient l’En-bas par les trois lettres du mot Adam (aleph, daleth, mem finale) : aleph : l’ultime, l’ultime. Mem finale : mem fermé, c’est une lettre finale que l’on trouve pourtant au milieu du mot « milmériba », soit « Accroître l’Empire » (Es 9:6). Daleth : c’est l’En-bas refermé à l’Ouest, c’est aussi l’intégrale de l’En-haut et de l’En-bas qui s’instaure en haut et en bas. Quand ces trois lettres descendirent dans l’En-bas, ensemble dans leur forme complète, le mot Adam (l’homme) était à la fois masculin et féminin, et le féminin était attaché à son côté. Cela dura jusqu’à ce qu’Il fasse tomber sur Adam un sommeil léthargique pendant lequel Il le déposa sur le site du Temple, en En-bas. Le Saint, béni soit-Il, ensuite le scia et lui apprêta le féminin, telle une fiancée que l’on pare, puis Il la lui présenta, ainsi qu’il est écrit : « Il prit un de ses côtés et referma la chair à sa place » (Gen 2:21). « Il prit un côté » précis, et pas n’importe lequel ; j’ai découvert ceci dans les livres des anciens : le côté qu’Il prit était la Lilith originelle qui demeura avec l’homme et en fut enceinte. Mais elle n’était pas une aide face à lui, comme l’indique le verset : « Adam ne trouva pas d’aide face à lui » (Id. v.20). Qu’est-ce qu’une aide ? C’est un soutien. Il la trouva seulement ensuite quand se réalisèrent les paroles suivantes : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul, je lui ferai une aide face à lui » (Id. v.18). Viens et vois : Adam fut le tout dernier [être créé], c’est pourquoi il convenait qu’il vienne au monde achevé.

[35b] : il est dit que Adam « tirait son prépuce ». En cela, il écarte l’alliance sainte de son lieu propre, il l’abandonne et s’attache à l’incirconcision, ce qui l’amène à être séduit par le serpent. « Le fruit de l’arbre » (Gen 3:3) : c’est la femme. Et « tu n’en mangeras pas », car « ses pieds pieds descendent jusqu’à la mort, ses pas atteignent le Schéolé (Pro 5 :5). C’est en cet arbre là qu’il y a fruit, et dans nul autre. « Car au jour où tu en mangeras, tu mourras » (Gen 2:17) : c’est pour cela qu’il est appelé « arbre de la mort ». Cet arbre est arrosé par l’en-haut, il pousse et s’en réjouit, ainsi qu’il est écrit : « Un fleuve sort de l’Eden pour arroser le jardin » (Id.v.10). Le « jardin », c’est la femme. Le « fleuve », c’est lui qui la pénètre et l’arrose. Jusqu’ici, tout est un. Mais à partir de ce point et plus bas, il y a séparation : « Et de là, il se sépare » (Id. suite). « Le serpent » (Id. 3:1). Rabbi Isaac dit : c’est le penchant au mal. Et Rabbi Juda affirma : c’est un vrai serpent ! Ces deux rabbis comparurent devant rabbi Siméon qui leur dit : En vérité, vos deux explication n’en font qu’une. Il s’agit de Samaël qui apparaît sur un serpent. L’essence du Serpent, c’est le Satan, ils ne font qu’un. Nous avons appris qu’à ce moment, Samaël descendit du ciel en chevauchant le serpent. Toutes les créatures, dès qu’elles apercevaient sa forme, s’enfuyaient. Tous deux réussirent à rapprocher la femme grâce à leurs paroles et ils introduisent la mort dans le monde. C’est à l’évidence au moyen de la Sagesse que Samaël attira des malédictions sur le monde et qu’il détruisit le premier arbre que le Saint, béni soit-Il, avait créé. Samaël en fut responsable jusqu’à la venue d’un autre arbre saint, à savoir Jacob, qui lui arracha les bénédictions qui lui revenaient, afin que d’une part, Samaël ne soit pas béni dans l’En-haut, et d’autre part qu’Esaü ne le fût pas dans l’En-Bas. Car Jacob était la duplication du 1er homme, ils avaient la même beauté. De même queSamaël fit obstacle aux bénédictions dont devait bénéficier le premier arbre, Jacob, qui est un arbre identique à Adam, fit obstacle aux bénédictions et de l’En-haut et de l’En-bas que devait recevoir Samaël (Gen 32 :24).

« Le serpent était rusé » (Gen 3 :1). Le serpent est le penchant au mal et il est l’ange de la mort. Et en tant qu’émissaire de la mort le serpent introduisit la mort dans tout l’univers. Tel est le sens du verset suivant : « La fin de toute chair est venue devant moi » (Id.6 :13). L’ange de la mort est « la fin de toute chair » car il vient prendre l’âme de la chair où elle se trouvait. « Il dit à la femme : quand bien même (âf ) » (Id.3:1). Rabbi Yossi dit : c’est par le mot âf que le serpent a ouvert son discours, et c’est âf, la colère, qu’il sema dans le monde. Il déclara [36a] à la femme : le Saint, béni soit-il, créa le monde grâce à l’arbre de la connaissance, mangez-en et soyez en sûrs « Vous serez comme Elohim, connaissant le bien et le mal » (Id. v.5). Ainsi Elohim est appelé « Arbre de la connaissance du bien et du mal ». Rabbi Juda protesta : Le serpent n’a pas pu parler ainsi, car s’il avait dit que le Saint, béni soit-Il, créa le monde avec cet arbre, il aurait dit vrai. L’arbre de la connaissance était en effet comme une cognée dans la main du bûcheron. Mais le serpent dit ceci : Le Saint, béni soit-Il, créa le monde avec cet arbre, il aurait dit vrai. L’arbre de la connaissance était en effet comme une cognée dans la main du bûcheron. Mais le serpent dit ceci : Le Saint, béni soit-Il, mangea de cet arbre et il créa aussitôt le monde. Mangez-en donc et vous serez des créateurs de mondes. Et vous serez comme des dieux (Gen 3:5), et que tout artisan hait son collègue, il vous a commandé de n’en pas manger. Rabbi Isaac dit : Toutes les paroles du serpent n’étaient que mensonge ! Dès le début de son discours il menti en affirmant qu’Elohim dit « Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin (Id.v.1), ce qui est le strict contraire de la vérité, car il est écrit : « De tout arbre du jardin tu mangeras » (Id.2:16). Tous les arbres leur étaient permis. Rabbi Yossi dit : nous avons appris que le Saint, béni soit-Il, avait interdit à Adam l’idolâtrie par ce mots : « Il ordonna » (Gen 2:16) ; il lui interdit encore de maudire le nom (« YHVH »), commanda d’instituer une justice (« Elohim »), proscrivit le meurtre (« à l’homme ») et les incestes (« en disant »). Mais combien d’hommes peuplaient-ils alors el monde pour que ces injonctions aient une utilité ? – En fait l’interdit qui portait sur l’arbre de la connaissance comprenait tous les autres interdits, tous les commandements y étaient liés. Car quiconque prendraient uniquement de cet arbre créerait la séparation et recevrait en retour les foules de l’En-bas attachées à l’arbre de la connaissance. Il devra ainsi assumer l’interdiction de l’idolâtrie, du meurtre, des incestes et des adultères. L’idolâtrie, il l’exerça en faveur des grands vassaux. Le meurtre est dépendant de cet arbre qui est du côté de la Rigueur et il est sous l’égide de Samaël. Les incestes et l’adultère parce que l’arbre de la connaissance est la femme et il est appelé « l’épouse ». Il est donc interdit de convier une femme seule, sans son mari, afin de ne pas être soupçonné d’adultère. En ce sens, l’ordre qu’a reçu Adam à propos de l’arbre de la connaissance du bien et du mal concerne toutes ces classes d’interdits. Et dès qu’il en mangea, il les transgressa toutes en même temps car toutes y étaient attachées.
Rabbi Juda approuva ces explications et dit : Se rencontrer avec une femme seule, sans la présence de son époux, est proscrit. Que fit l’ignoble serpent ? Il insinua ceci : Vois, dit-il, j’ai touché l’arbre et je n’en suis pas mort. Approche-toi de même et touche-le avec la main, tu n’en mourras pas !- L’interdiction de toucher l’arbre n’était qu’une invention du serpent. La femme vit aussitôt « que l’arbre est bon… » (Gen 3:6). En quoi le vit-elle bon ? Rabbi Isaac dit : « des parfums exhalaient de cet arbre, comme il est écrit : « Tel le parfum du champs que YHVH a béni (Gen 27:27). C’est donc l’odeur qui s’élevait de l’arbre qui lui fit désirer en manger. Rabbi Yossi affirma : ce n’est pas l’odeur mais la vision qui fait naître le désir. Rabbi Juda lui répliqua, Il est pourtant écrit : « Leurs yeux s’ouvrirent » (Gen 3:7), [c’est donc qu’avant de manger de l’arbre elle ne voyait pas]. Rabbi Yossi répondit : la 1ère vision était une représentation intérieure de l’arbre. S’il est écrit « la femme vit » (Gen 3:6) c’est qu’elle eut vraiment une vision de l’arbre. « La femme vit que l’arbre est bon » (Id.), elle le vit sans le voir. Elle vit que l’arbre est bon, mais ne s’en contenta pas. Il est écrit juste après : « Elle prit de son fruit », ce qui l’amena à s’attacher au lieu de mort et faire advenir la mort pour le monde tout entier. Ainsi sépara-t-elle la vie de la mort. Sa faute fut à l’origine de la séparation qui écarte l’époux de l’épouse ; en effet la voix n’est pas séparable de la parole et celui qui écarte la voix de la parole, devient muet et ne peut plus parler. Et comme la parole lui est enlevée, il est rendu à la poussière. Rabbi Siméon dit : Il est écrit : « Je suis resté muet dans le silence, je me suis tu bien que malheureux » (Ps 39:3). Tel est le cri de la communauté d’Israël en exil car la voie conduit la parole mais pendant l’exil, la voix s’en sépare et plus aucun mot ne peut être entendu. C’est pourquoi la communauté d’Israël s’exclame : « Je suis restée muette dans le silence » (Id.) Et pour quelle raison ? – Parce que « j’ai fait silence du bien » (Id.) la voix n’accompagne plus Israël, qui dira désormais : «  Pour toi, le silence est une louange » (Ps 65:2) […] « Elle prit de son fruit » (Gen 3:6). Une tradition nous enseigne qu’Eve pressa du raisin et en donna à Adam, apportant la mort au monde entier. Car la mort habite cet arbre. Tel est l’arbre qui gouverne la nuit [36b] ; en ces heures-là, tous les fils du monde ressentent le goût de la mort. Par contre les fils de la fidélité s’en remettent à elle et comme leur âme est donnée en gage, elle retournera à son lieu d’origine, c’est pourquoi il est écrit : « Ta fidélité pendant les nuits » (Ps 92:3).
« Leurs yeux se dessillèrent » (Gen 3:6), ils virent tous les maux du monde, « Ils connurent qu’il étaient nus » (Id.), qu’ils avaient perdu la splendeur suprême qui les recouvrait, les laissant nus. « Ils cousirent des feuilles de figuier » (Id.). Ils se rapprochèrent l’un de l’autre pour s’abriter sous les ombres de l’arbre dont ils venaient de manger – ombres appelées « feuilles d’arbre ». « Ils s’en firent des ceintures » (Id.). Rabbi Yossi dit : quand ils acquirent la connaissance de ce monde et qu’ils s’y attachèrent, ils virent ce monde gouverné par ces « feuilles de l’arbre ». Ils s’en firent donc une force pour être grâce à elle puissants en ce monde. Ils apprirent ainsi toutes les techniques magiques existantes afin de se ceindre d’épées, utilisant les feuilles de l’arbre comme moyen de défense. Rabbi Juda dit : C’est à ce moment que les trois comparurent en jugement et furent condamnés, ce qui entraîna la malédiction du monde de l’En-bas qui perdit sa consistance à cause du venin du serpent, et qui ne la retrouva pas avant qu’Israël se tienne sur le mont Sinaï. Ensuite, le Saint, béni soit-Il, les habilla d’un vêtement de peau, qui seul leur convient désormais ainsi qu’il est écrit : « Il leur fit des vêtements de peau (‘or) » (Id.V.21) alors qu’ils avaient disposés de vêtements de lumière (ôr). Grâce à cette lumière ils avaient à leur service les êtres les plus haut placés, car les anges supérieurs se pressaient pour venir jouir de leur éclat, comme il est écrit : « Tu l’as fait de peu inférieur aux dieux et tu l’as couronné de gloire et de magnificence » (Ps 8:6). Mais comme ils ont failli, ils auront désormais des habits de peau, dont seul le corps jouit et non plus l’âme. Lorsqu’ils firent des enfants, le 1er né était fils du venin (du serpent). Deux approchèrent Eve qui fut enceinte et donna naissance à deux fils qui suivirent chacun les voies respectives de leur père respectif. Leur souffle s’engagea, l’un d’un côté et l’autre du côté opposé. Chacun ressemblait à son père. Du côté de Caïn viennent toutes les classes des mauvaises espèces, des souffles, des démons et des sorciers. Du côté d’Abel est un peu plus d’amour, mais encore très imparfait, tel un bon vin mélangé à du mauvais. Ce n’est pas grâce à lui que le monde fut restauré, il fallut pour ce faire, la naissance de Chét à qui sont affilées toutes les générations des justes du monde. C’est avec lui que le monde prit racine, tandis que de Caïn sortirent les impudents, les ignobles et les damnés du monde. Rabbi Eléazar dit : Juste après son meurtre, Caïn fut pris de panique, car il aperçut, accourant vers lui, des cohortes de guerriers armés prêts à le tuer. Quand il fit retour par le repentir, il s’écria : « Voici, tu me chasses aujourd’hui de la face du sol : je serai caché loin de ta face » (Gen 4:15). En disant « Je serai caché (esater) loin de ta face », Caïn veut dire qu’il sera privé (satir) de ses constructions. Rabbi Aba dit : 2 versets permettent une autre explication : « Il ne lui cache (astir) pas sa face » (Ps 22:25) et « Moïse se cacha la face » (Ex 3:6). Dans le même sens, Caïn dit : loin de ta face je resterai caché, elle ne veillera plus sur moi, aussi « quiconque me trouvera me tuera » (Gen 4:14). En conséquence, « YHVH mit un signe sur Caïn » (Id.v.15). Ce signe était une des 22 lettres de la Torah, qu’Il lui donna pour le protéger.
Rabbi Juda expliqua les mots : « Et il y eut que, quand ils furent au champ » (Id.v.8). Le « champ » dit-il, c’est la femme, et c’est à cause d’elle que « Caïn se leva » et tua Abel. Caïn avait hérité de la nature meurtrière de Samaël qui introduisit la mort dans le monde. De plus, Caïn jalousait Abel (Caïn qani) à cause de sa femme. Rabbi Hiya objecta : il est pourtant écrit : « Caïn fut très irrité et son visage tomba (Id.v.5) parce que son sacrifice n’a pas été agréé. Rabbi Juda répondit : Tu as raison, mais Caïn jalousait aussi bien l’agrément de son frère que sa femme. Rabbi Juda ajouta : Expliquons le verset : « N’est-ce pas que si tu t’améliores pas, à la porte la faute est tapie » (Id.v.7). Il faut lire ainsi : N’est-ce pas que si tu t’améliores, tu seras relevé (céét). Que signifie céét ? Un autre verset nous fait le fait comprendre : il est dit de Ruben qu’il était « Supérieur (céét) en dignité (Id.49:3). C’est que l’aîné est toujours le plus honoré si ses actions l’en rendent digne. Le texte continue : « Si tu ne t’améliores pas, à la porte la faute est tapie (Gen 4:7). Cette porte, c’est la porte [37a] de l’En-haut d’où sortent les jugements pour frapper ceux qui font les malheurs du monde. C’est de cette porte qu’il est dit : « Ouvrez-moi les portes de la justice » (Ps 118:19). Près de cette porte, « la faute est tapie » ; la faute, c’est l’Ange de la mort qui te punira dans les temps à venir. Viens et vois : Adam naquit le jour du nouvel-an, car le nouvel-an a sens dans l’En-haut comme dans l’En-bas : il est un nouvel-an pur l’En-haut et pour l’En-bas. Le jour du nouvel-an les femmes stériles sont visitées, ainsi qu’il est écrit : « Et YHVH a visité Sarah » (Gen 21:1). Or les mots « et YHVH » désignent le nouvel-an même. Comme l’homme apparut le jour du nouvel-an, qui est le jour du jugement, le monde subsiste de par la sévérité (din), c’est pourquoi « A la porte la faute est tapie (Gen 4:7) pour te punir, « et elle tend son désir vers toi » (Id.). Le secret de ce verset est exprimé ailleurs : « Et toi, tu fais vivre tous » (Neh. 9:6). S’appuyant sur ce verset, les sages ont dit que le Saint, béni soit-Il, n’exercera pas son gouvernement avant que tous les ignobles du monde ne soient anéantis. Dès que l’Ange de la mort les aura détruit le Saint, béni soit-Il, contrôlera Caïn et ne le laissera plus ravager le monde ainsi qu’il est écrit : « Toi tu le domineras » (Gen 4:7) […]. Rabbi Juda affirma : les mots « Tu domineras » signifient que c’est par le repentir [que l’on reprend le dessus]. Rabbi Yossi dit : les descendants de Caïn ressemblaient à la fois aux êtres de l’En-haut et aux êtres de l’En-bas. Lorsqu’ils sillonnaient le monde, ils frappaient la terre de désolation. Rabbi Isaac dit : Quand Aza et Azaël déchurent du niveau de leur sainteté, ils virent d’En-haut les filles des hommes et ils se commirent avec elles. Ils donnèrent naissance à des fils appelés « néfilim » (« les déchus »), ainsi qu’il est écrit : « Les Néfilim étaient sur la terre » (Ge 6 :4). Rabbi Hiya dit : « Les fils d’Elohim » (Id.v.2), ce sont les enfants de Caïn, car lorsque Samaël approcha Eve, il fit pénétrer en elle la souillure (du serpent) et elle conçut puis enfanta Caïn. L’aspect de clui-ci ne s’apparentait guère à celui des hommes. De même, les êtres qui émanent de lui ne sont appelés que « Fils d’Elohim ». Rabbi Juda ajouta : Les Néfilim aussi portent le nom de « fils d’Elohim ». « Ce sont les héros » (Id.v.4) ; ils étaient 60 sur la terre, correspondant au chiffre de l’En-haut, comme il est écrit : « Soixante héros l’entouraient » (Cant 3:7). Rabbi Yossi dit : « Ces héros sont des hommes de renom méolam » (Gen 6:4). Il ne faut pas lire olam comme signifiant l’idée de temps, mais comme désignant le monde. Ces hommes venaient donc de ce monde. Il faut savoir aussi qu’ils sont appelés « hommes du nom » en référence à ce qu’un autre verset dit : « Il blasphémèrent le nom » et encore : « Le fils de la femme israëlite blasphéma le nom » (Lev 24:11 et 16). Rabbi Hiya dit : ces hommes de renom venaient vraiment du monde : le Saint, béni soit-Il, les retira de ce monde de l’En-bas, ainsi qu’un verset l’exprime : « Souviens-toi de ta Tendresse, O YHVH, ainsi que de ta bonté, car elles sont du monde » (Ps 25:6). Du monde certes ! Le Saint, béni soit-Il, retira la bonté et la tendresse du monde de l’En-bas pour faire de ces 1er principes le saint char de l’En-haut. Il en fut de même de ces « héros qui sont du monde » (Gen 6:4), c’est dans ce monde-ci que le Saint, béni soit-Il, les prit. Rabbi Isaac dit : Les mots « du monde » désignent « le lit de Salomon » que « soixante héros entouraient » (Cant 3:7). Rabbi Aba conclut : Tous les êtres dont il est question dans ce chapitre de la Genèse sont appelés « Fils d’Elohim ».





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Arlito
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MessagePosté le: Mar 17 Nov - 19:24 (2009)    Sujet du message: Notes perso sur le Zohar Répondre en citant

Cool

A lire, ce petit conte sur les lettres de l'alphabet hébraïque dans la Création


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:58 (2018)    Sujet du message: Notes perso sur le Zohar

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